PARIS : Hors-domicile, transition en mal de financement
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PARIS : Hors-domicile, transition en mal de financement
La restauration collective est appelée à accélérer sa transition écologique, mais aux exigences d’Égalim se sont ajoutées d’autres, sur fond d’inflation ou de tensions budgétaires : une dynamique, mais de nombreux freins.
Entretien avec Frédérique Lehoux, directrice générale de Geco Food Service*.
Quel regard portez-vous, avec vos adhérents, fournisseurs de la restauration collective, sur les obligations de la loi Égalim qui vous incombent ?
Frédérique Lehoux : Ces obligations se compliquent d’un quiproquo majeur : la confusion entre proportion dans l’assiette et proportion du budget d’achat. La loi du 30 octobre 2018 instaure l’obligation de consacrer 50 % du budget annuel d’achat de denrées à des produits dits durables et de qualité, dont au moins 20 % de bio. On parle bien d’une part de dépense, et non d’une part de volume. Or ces produits coûtent plus cher, et en période d’inflation où le prix est encore plus que d’habitude le critère principal, l’écart entre valeur et volume s’est encore plus creusé.
SOURCE : ILEC – La Voix des marques.


