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PARIS : Histoire et réparation – Les Pieds-Noirs dema…

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PARIS : Histoire et réparation – Les Pieds-Noirs demandent une loi sur le modèle des « Enfants de la Creuse »

S’inspirant de la loi sur les « Enfants de la Creuse », l’association Peuple Pied-Noir réclame une réparation pour 400 000 jeunes mineurs de l’exode de 1962.

L’association Peuple Pied-Noir (PPN), qui milite pour la reconnaissance des droits de cette communauté, a officiellement demandé ce mercredi 15 juillet 2026 l’ouverture d’un droit à réparation pour les 400 000 mineurs déplacés lors de l’exode d’Algérie en 1962. Cette démarche s’appuie directement sur la récente loi en faveur des « Enfants de la Creuse ».

Un parallèle avec les « Enfants de la Creuse »

Le mouvement prend acte de la loi promulguée le 29 juin 2026 par le Président de la République, qui reconnaît la responsabilité de l’État dans le déplacement forcé de quelque 2 000 enfants réunionnais entre 1962 et 1984. Le texte, voté à l’unanimité au Sénat après son adoption à l’Assemblée nationale, ouvre la voie à une réparation pour ces victimes.

Pour le Comité exécutif de Peuple Pied-Noir, la situation des jeunes Pieds-Noirs de 1962 est comparable. L’association soutient que les 400 000 mineurs rapatriés d’Algérie ont, eux aussi, « subi un déplacement de population contre leur volonté et leur libre choix ». Elle établit un lien direct entre le sort des pupilles réunionnais, déracinés pour repeupler des départements métropolitains, et celui des jeunes Pieds-Noirs, contraints à l’exil par le conflit.

Une demande d’allocation pour « préjudice moral »

L’organisation chiffre le préjudice subi en se basant sur les conséquences psychologiques durables de cet exil forcé. Elle demande la mise en place d’une mesure concrète pour reconnaître ce qu’elle qualifie de « traumatisme psychique permanent ».

« Enfants de l’exil, après avoir été victimes d’une guerre civile et de ses conséquences, ils vivent avec un traumatisme psychique permanent, et doivent à ce titre, recevoir une allocation forfaitaire pour préjudice moral selon le barème établi par l’Association Aide Indemnisation des Victimes de France », insiste le Comité exécutif, composé d’Eric Wagner, Jean-Paul Gavino, Christian Schembré et Pierre Courbis.

Un appel lancé aux élus

Pour concrétiser cette revendication, Peuple Pied-Noir se tourne vers la sphère politique. L’association appelle le « groupe d’élus Pieds-Noirs fidèle à nos revendications » à porter ce combat sur le plan législatif.

« Nous sollicitons, en conséquence, le groupe d’élus Pieds-Noirs fidèle à nos revendications, d’engager les démarches en vue de l’aboutissement de cette reconnaissance et de l’obtention de ce droit », conclut le comité.

L’objectif affiché est donc de faire inscrire dans la loi une reconnaissance officielle du préjudice moral subi par une génération entière, dans l’espoir d’obtenir une réparation de l’État français, plus de soixante ans après les événements.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).