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PARIS : Guillaume HUREL : « La contrainte réglementaire européenne est une formidable opportunité »

La start-up française Emblem lève 500 000 euros pour sa solution de certification numérique contre la contrefaçon, répondant aux futures normes européennes.

Face à la prolifération de la contrefaçon et à l’approche de nouvelles réglementations européennes strictes sur la traçabilité, la start-up française Emblem, fondée en 2021, annonce ce jeudi une levée de fonds de 500 000 euros. L’entreprise a développé une solution de certification numérique pour aider les marques à garantir l’authenticité de leurs produits et à se conformer aux futures exigences, ciblant des secteurs comme le luxe, l’art, la pharmacie ou encore l’aéronautique.

Une réponse technologique aux futures normes européennes

La technologie d’Emblem repose sur l’association d’un certificat numérique d’authenticité à chaque produit. Ce certificat, sécurisé par une blockchain publique, est physiquement lié à l’objet via une puce NFC ou un QR code, assurant une traçabilité infalsifiable tout au long de son cycle de vie. Cette approche anticipe l’entrée en vigueur, d’ici 2028, de réglementations européennes majeures comme l’ESPR (Ecodesign for Sustainable Products Regulation) et le Passeport Numérique de Produit (Digital Product Passport). Ces nouvelles normes imposeront une transparence et une traçabilité accrues dans de nombreux secteurs, dont le textile, le luxe, les produits électroniques et le marché de l’art.

Au-delà de l’authenticité, une nouvelle expérience client

Le dispositif ne se limite pas à la simple vérification. En scannant le produit avec un smartphone, le consommateur accède non seulement à la preuve de son authenticité, mais aussi à un univers de contenus exclusifs proposés par la marque ou le créateur : histoire du produit, détails de fabrication, messages audio de l’artiste, etc. Emblem transforme ainsi l’acte d’achat en une expérience enrichie, renforçant le lien direct entre le producteur et le client final. La solution favorise également l’économie circulaire en fournissant un historique fiable pour le marché de la seconde main. Des entreprises de renom, telles que les Ateliers Jouffre, référence dans la décoration de luxe, et Artiflex Lab dans le secteur de l’art, ont déjà intégré cette technologie.

Une opportunité pour renforcer la confiance et la valorisation

Pour le président d’Emblem, Guillaume Hurel, cette évolution réglementaire ne doit pas être perçue comme une simple contrainte, mais comme une chance à saisir. « La contrainte réglementaire européenne qui va s’imposer aux fabricants dans les prochains mois constitue en réalité une formidable opportunité. Elle permet aux marques de renforcer la confiance avec leurs clients et de transformer l’authenticité en véritable levier de communication et de fidélisation. À l’heure où l’intelligence artificielle permet de produire des copies quasiment indiscernables de l’original, donner au consommateur le pouvoir de vérifier instantanément ce qu’il achète devient essentiel. La lutte contre la contrefaçon dispose désormais d’une arme décisive. Aux marques et aux artistes de saisir cette opportunité pour reprendre pleinement le contrôle et valoriser leur savoir-faire unique », déclare Guillaume Hurel.

Une levée de fonds pour accélérer le déploiement

L’annonce de la levée de fonds de 500 000 euros s’inscrit dans cette vision. Les fonds serviront à accélérer le développement commercial de la start-up et à déployer plus largement sa solution auprès des marques et des créateurs désireux de protéger leur propriété intellectuelle et de valoriser leur production, transformant une obligation légale en un avantage compétitif durable.