PARIS : Guillaume FAURE : « Les Français attendent des solu…
Partager :

PARIS : Guillaume FAURE : « Les Français attendent des solutions concrètes et économiquement acceptables »
Une étude de LibertéWatts révèle que les Français, prêts à l’électrification, conditionnent leur transition à des aides et économies significatives.
Alors que le Gouvernement a présenté son plan d’électrification des usages le 23 avril 2026 pour réduire la part des énergies fossiles de 58 % à 40 % d’ici 2030, une nouvelle enquête menée par la start-up LibertéWatts auprès de ses utilisateurs met en lumière les attentes et les freins des Français. Le sondage révèle une prise de conscience majoritaire : 79 % des répondants estiment que la transition vers l’électrique ne sera efficace qu’avec un changement parallèle des habitudes de consommation. Cependant, cette adhésion de principe se heurte à des exigences financières très précises, tant sur les aides à l’équipement que sur les économies mensuelles espérées.
Des attentes financières déconnectées de la réalité
Le principal enseignement de l’étude est le décalage entre les aides existantes et les attentes des citoyens. Pour l’achat d’un véhicule électrique, 73 % des personnes interrogées jugent qu’une prime à la conversion devrait dépasser 5 000 euros pour être véritablement incitative. À titre de comparaison, le dispositif « Coup de pouce véhicules particuliers électriques » s’élève en moyenne à 4 600 euros.
Le même écart se constate sur les économies attendues. Près de la moitié des sondés (47 %) déclarent qu’il leur faudrait économiser plus de 150 euros par mois sur leur budget carburant ou énergie pour franchir le pas de l’électrique. Or, selon une étude de l’ONG Transport & Environment (T&E) de mars 2026, les économies réelles à l’usage d’un véhicule électrique sont estimées à 77 euros par mois, soit 924 euros par an. L’étude complète est disponible sur le site de T&E (https://www.transportenvironment.org/te-france/articles/77-euros-economises-en-moyenne-par-mois-la-voiture-electrique-est-un-bouclier-face-a-la-hausse-des-prix-du-petrole).
Véhicule électrique : un intérêt freiné par le portefeuille
Dans un contexte de tensions géopolitiques et de volatilité des prix à la pompe, l’intérêt pour la mobilité électrique est tangible : 42 % des utilisateurs de LibertéWatts déclarent envisager l’achat d’un véhicule de ce type. Néanmoins, le coût reste le verrou majeur. Outre les 73 % qui attendent une prime supérieure à 5 000 euros, 20 % citent un montant entre 3 500 et 5 000 euros, et seulement 7 % se contenteraient d’une aide entre 2 000 et 3 500 euros.
Concernant les économies mensuelles, le seuil de 150 euros est un marqueur fort pour 47 % des répondants. Ils sont 25 % à situer ce seuil entre 100 et 150 euros, 20 % entre 50 et 100 euros, et 7 % à moins de 50 euros.
La pompe à chaleur, une adoption liée au logement
Pour le chauffage domestique, la pompe à chaleur séduit, mais son adoption est très segmentée. Si 24 % des sondés en sont déjà équipés et 21 % se disent prêts à sauter le pas, près d’un tiers (30,9 %) y reste réfractaire. L’enquête démontre le rôle central du type de logement : parmi les propriétaires de maison, 53 % sont déjà équipés ou prêts à le faire. Ce chiffre chute à 25 % pour les habitants d’appartements, où l’installation est souvent plus complexe.
Des utilisateurs déjà sensibilisés aux économies d’énergie
L’étude de LibertéWatts a été menée auprès d’un public déjà attentif à sa consommation. En effet, 76 % des utilisateurs de l’application déclarent l’utiliser principalement pour réaliser des économies, et 21 % pour leur engagement écologique. Les tranches d’âge les plus représentées sont les 49-69 ans (44 %) et les 36-49 ans (37 %). LibertéWatts (https://libertewatts.fr/), fondée en 2022, est une start-up française dont l’application mobile gratuite incite à consommer l’électricité aux meilleurs moments via un système de défis et de récompenses en euros ou en bons d’achat.
« Les utilisateurs de LibertéWatts et plus globalement les Français, comprennent l’enjeu de l’électrification, mais ils attendent des solutions concrètes, lisibles et économiquement acceptables. La transition énergétique ne pourra pas reposer uniquement sur des équipements : elle devra aussi intégrer les usages, les incitations et la capacité des ménages à mesurer les bénéfices au quotidien », explique Guillaume Faure, fondateur de LibertéWatts.


