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PARIS : Grégory Rogé : « La souveraineté des télécoms, un impératif stratégique pour les entreprises »

À l’heure de la migration vers la téléphonie sur IP, la souveraineté des équipements et des infrastructures devient un enjeu majeur de sécurité.

Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de transformation numérique accélérée, la question de la souveraineté technologique s’impose au cœur des stratégies d’entreprise. Les infrastructures de télécommunication, par lesquelles transitent des flux d’informations critiques, sont en première ligne. Selon une analyse de Grégory Rogé, Channel Director Snom France, ignorer l’origine et la sécurité des équipements télécoms n’est plus une option, mais une erreur stratégique potentiellement coûteuse. « S’appuyer sur des infrastructures de confiance ne peut être une option mais doit être une réalité concrète », insiste-t-il.

De la fin du cuivre à la communication unifiée

Le secteur des télécoms connaît une mutation profonde, principalement portée par l’abandon programmé du réseau cuivre historique au profit de la fibre optique et des technologies IP. Cette transition technologique n’est pas une simple mise à jour technique ; elle redéfinit la manière dont les organisations communiquent. Elle concerne l’ensemble du tissu économique et public, des TPE aux grands comptes, en passant par les collectivités, les hôpitaux et les administrations.

Cette bascule vers les réseaux de nouvelle génération s’accompagne de l’émergence de nouveaux usages, notamment les communications unifiées (UCaaS – Unified Communications as a Service). Ces plateformes, qui intègrent voix, visioconférence, messagerie instantanée et partage de documents, sont en pleine accélération et poussent les entreprises à repenser entièrement leur écosystème de collaboration.

Des téléphones de bureau au cœur du système d’information

Cette évolution des infrastructures logicielles impose une modernisation indispensable du matériel physique. Les téléphones de bureau ne sont plus de simples terminaux d’appel mais de véritables points d’accès connectés au système d’information (SI) de l’entreprise. Pour exploiter pleinement le potentiel des solutions UCaaS, les postes téléphoniques doivent désormais s’interfacer avec d’autres outils métiers.

« Les téléphones doivent bénéficier de toutes les fonctionnalités indispensables pour se connecter aux outils du système d’information comme les CRM pour les remontées d’information des contacts », explique Grégory Rogé. L’intégration permet par exemple d’afficher la fiche d’un client qui appelle avant même de décrocher, d’accéder aux annuaires partagés ou de synchroniser son statut de disponibilité avec son calendrier. Le téléphone devient ainsi un maillon essentiel de la productivité et de l’efficacité opérationnelle.

La souveraineté, un critère de sécurité incontournable

Cette intégration profonde des téléphones au sein du SI expose les entreprises à de nouveaux risques si la sécurité est négligée. Un terminal non sécurisé peut devenir une porte d’entrée vers l’ensemble du réseau informatique, ouvrant la voie à l’espionnage industriel, aux fuites de données ou à des actes de malveillance.

C’est ici que le critère de la souveraineté devient primordial. Opter pour des constructeurs européens, soumis aux mêmes normes réglementaires, offre une garantie de conformité et de protection des données, notamment vis-à-vis du RGPD. Snom (https://www.snom.com/fr/), fabricant allemand spécialisé dans les téléphones IP pour les professionnels, met en avant cet argument de confiance. « Cette approche 100 % souveraine est un impératif stratégique et se positionne même comme le critère de sélection de nombre d’organisations évoluant dans des secteurs sensibles », affirme le Channel Director France.

En conclusion, si le choix de terminaux modernes, ergonomiques et connectés est nécessaire, il ne doit pas occulter la dimension sécuritaire. « Bénéficier de téléphones intuitifs […] est une chose, mais négliger la sécurité et la confidentialité est une erreur stratégique », prévient Grégory Rogé. Pour les entreprises et les institutions, l’heure est venue d’intégrer pleinement la souveraineté dans leurs cahiers des charges de modernisation télécom.