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PARIS : Gilles PECOUT : « Un lien vital entre création et innovation à la BnF »

La BnF accueille NOÛS, festival où des artistes utilisent l’IA pour dialoguer avec les collections patrimoniales.

Du 9 au 19 avril 2026, la Bibliothèque nationale de France (BnF) devient le théâtre d’une première : le festival NOÛS, une exploration inédite des liens entre art contemporain, intelligence artificielle et patrimoine. Imaginé et produit par Fisheye et BnF-Partenariats, cet événement gratuit propose une immersion de dix jours au cœur de la création numérique, enracinée dans des siècles de savoirs conservés par l’institution.

Une alliance entre patrimoine et technologie

Au-delà d’une simple exposition, NOÛS se présente comme un « acte fondateur ». L’ambition est de réconcilier la technologie, souvent perçue comme désincarnée, avec la profondeur historique des collections. Le nom même du festival, « NOÛS », qui désigne en grec ancien l’intellect et l’intelligence collective, résume cette volonté de faire dialoguer le génie humain accumulé au fil des siècles avec la puissance de calcul contemporaine.

« Avec le festival NOÛS, nous souhaitons rappeler qu’il y a un lien vital entre création et innovation, une relation qui passe par tout le patrimoine littéraire, artistique et scientifique confié à de grandes institutions documentaires comme la BnF », souligne Gilles Pécout, Président de la Bibliothèque nationale de France. L’événement ouvre ainsi les prodigieux fonds numérisés de la BnF, notamment via Gallica, à des artistes qui les utilisent comme matière première pour leurs œuvres.

Révéler l’enfoui plutôt que générer du faux

À l’heure où l’intelligence artificielle soulève autant de fascination que d’inquiétudes sur la manipulation du réel, le festival NOÛS adopte un positionnement éthique fort. L’objectif n’est pas de produire des images synthétiques sans ancrage, mais de se servir de l’IA comme un outil d’exploration, un « pinceau qui permet de traverser des millions de pages pour raconter notre histoire commune », comme l’énonce le manifeste des organisateurs.

La démarche consiste à transformer les données patrimoniales en « pigments » pour de nouveaux imaginaires. « Ici, l’IA ne génère pas du faux ; elle révèle l’enfoui », insistent Fisheye et BnF-Partenariats. Face aux craintes du monde de la culture, NOÛS se veut une boussole, garantissant que la machine reste au service de la sensibilité humaine et de son histoire, sans jamais lui soustraire sa part de créativité. Le festival porte ainsi la promesse de « marier la rigueur du patrimoine intellectuel à l’audace de la technologie ».

Un parcours artistique riche et pluridisciplinaire

Pour sa première édition, le festival proposera un parcours d’œuvres, dont plusieurs productions inédites, réunissant huit artistes et collectifs français et internationaux. Parmi eux figurent Justine Emard, Graphset, le collectif Obvious, ou encore RETINAA x Alexandra Mocanu, qui dialogueront avec les collections de la BnF.

La programmation sera complétée par un cycle de tables rondes abordant les enjeux artistiques, culturels et éthiques de l’IA, ainsi que par une série de performances. Le public pourra notamment découvrir les créations de MANS O & Joan Sandoval et de la compagnie québécoise Les 7 Doigts. Des projections viendront enrichir cette traversée à la croisée des arts, des technologies et du patrimoine.

Informations pratiques

Le festival NOÛS se tiendra du 9 au 19 avril 2026 sur le site François-Mitterrand de la BnF, Quai François Mauriac, dans le 13ème arrondissement de Paris. L’entrée sera gratuite pour tous les visiteurs. L’inauguration officielle aura lieu le jeudi 9 avril à 14h00 en présence de Gilles Pécout, Benoît Baume (Président de Fisheye), et Roei Amit (Délégué général de BnF-Partenariats). Le festival sera ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 19h00 et le dimanche de 13h00 à 19h00.