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PARIS : Germain PONTOIS : « La team para doit devenir une vraie force collective »

La Fédération Française d’Aviron propulse Germain Pontois à la tête de l’équipe para-aviron avec le regard fixé vers les Jeux de Los Angeles 2028.

C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour l’aviron français, et le coup d’envoi est donné ce mardi 17 février 2026. La Fédération Française d’Aviron (FFAviron) vient d’officialiser la nomination de Germain Pontois au poste stratégique de responsable de l’équipe de France de para-aviron. Une décision forte, validée par l’Agence Nationale du Sport, qui place un homme de terrain et de passion aux commandes d’un navire tricolore en quête de conquêtes transatlantiques.

Un parcours forgé dans l’effort et la passion.

Germain Pontois n’est pas un nouveau venu sur les bassins. Avec trente années consacrées à l’aviron, dont vingt-trois en tant que professionnel, il incarne la persévérance et l’expertise technique. Son ascension est celle d’un technicien qui a su gravir les échelons, des clubs aux équipes techniques régionales, en passant par la coordination de la zone Sud-Ouest.

En 2019, il avait déjà marqué les esprits en intégrant le staff de l’équipe de France U23 féminine. Mais c’est véritablement depuis 2022 qu’il a imprimé sa marque dans le monde du para-aviron. Aux côtés de cadres comme Charles Delval, il a œuvré dans l’ombre et la lumière pour préparer les Jeux de Paris 2024. Les observateurs se souviennent de son travail acharné avec le deux de couple PR2, d’abord avec Perle Bouge et Stéphane Tardieu, puis avec le duo explosif Bouge-Daviet. Il a également accompagné Alexis Sanchez en skiff PR1, contribuant à faire de la France la deuxième nation aux Jeux avec cinq bateaux finalistes.

« Ce n’est pas un aboutissement, mais une grande fierté. Mon parcours est sans doute un peu atypique. Je suis fier de montrer qu’il existe d’autres chemins quand on s’accroche et qu’on est passionné », confie le nouveau patron des Bleus.

Bâtir sur l’héritage de Paris pour triompher à Los Angeles.

L’euphorie de Paris 2024 est passée, place désormais au combat pour Los Angeles 2028. Germain Pontois ne compte pas faire table rase du passé, bien au contraire. Il s’agit de capitaliser sur un savoir-faire éprouvé pour franchir un nouveau cap.

« L’ambition n’est pas de faire table rase du passé. Si la France a été deuxième nation aux Jeux avec cinq bateaux finalistes, c’est qu’il existe un vrai savoir-faire et des bases solides. Il faut s’appuyer dessus », analyse-t-il avec lucidité.

Une stratégie offensive en trois axes majeurs.

Pour transformer l’essai, Germain Pontois déploie un plan de bataille structuré autour de trois piliers fondamentaux. Le premier défi est territorial : il faut mailler la France.

« Je veux que la « team para » devienne une identité », martèle-t-il. L’objectif est de sortir de l’entre-soi pour irradier dans les régions. « On ne valorise pas assez les gens de l’ombre. Or, sans eux, rien n’est possible : les équipes techniques, médicales, les structures locales. La team para doit devenir une vraie force collective ».

Le défi critique de la jeunesse.

C’est sans doute le point le plus crucial de sa feuille de route : le rajeunissement des effectifs. Le constat est sans appel et l’urgence est réelle. Lors des dernières joutes paralympiques, la moyenne d’âge des Tricolores frôlait les 36 ans, là où la concurrence affichait une fraîcheur insolente de 24 ans.

« Notre réussite est venue de l’expérience, mais nous devons aussi préparer l’avenir », prévient Germain Pontois. Il est impératif de créer un vivier, de dénicher les pépites de demain et de les faire monter en puissance pour assurer la pérennité de la performance française.

L’obsession de la haute performance.

Enfin, le troisième axe vise l’excellence pure. Pour viser l’or californien, l’approximation n’a plus sa place. L’entraînement doit devenir chirurgical. Accompagnement individualisé, optimisation du matériel, préparation mentale : tous les curseurs doivent être poussés au maximum. « Le staff ne peut pas avoir une expertise élevée dans tous les domaines, nous devons nous entourer de spécialistes pour aller plus loin », assure le responsable.

La Fédération Française d’Aviron (https://www.ffaviron.fr), engagée pour un sport durable et inclusif, soutient pleinement cette nouvelle dynamique. Alors que la route vers Los Angeles 2028 s’ouvre, l’équipe de France de para-aviron a désormais son cap et son capitaine. La mission est claire : qualifier un maximum de bateaux et faire résonner la Marseillaise sur la côte Ouest des États-Unis.