PARIS : Gastronomie – Hando déploie son flagship nipp…
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PARIS : Gastronomie – Hando déploie son flagship nippon sur les Champs-Élysées
L’enseigne de handrolls Hando ouvre son restaurant amiral près des Champs-Élysées, mêlant gastronomie pointue et direction artistique affirmée.
Quatre ans après avoir introduit avec succès le concept de handroll dans la capitale depuis sa première adresse rue de Sèvres, la maison Hando franchit un cap majeur. En ce mois de mai 2026, elle inaugure son navire amiral au 63 rue Pierre Charron, à quelques pas des Champs-Élysées. Porté par le cofondateur et directeur artistique Adrien Albou, ce quatrième établissement de 150 m² n’est pas une simple déclinaison, mais l’aboutissement d’une vision où la gastronomie japonaise dialogue avec l’art et le design.
Une offre gastronomique élargie et exigeante
Si les handrolls signatures qui ont fait la renommée de l’enseigne demeurent, la carte du Hando Champs-Élysées s’enrichit de nouvelles propositions ambitieuses. La cheffe Chiharu Takada, anciennement du restaurant Takara, a élaboré avec les cofondateurs Lee Cheng et Marlon Lévi une offre plurielle centrée sur des produits d’exception. Le sourcing, d’une rigueur quasi obsessionnelle, s’étend du Japon à la Bretagne.
Parmi les nouveautés, on découvre une tempura légère de sole bretonne servie en salade, ou encore le Toro-katsu, une escalope pannée de thon gras. La maison met également à l’honneur le bœuf de Kobe (Tajima-gyū, grade A5), décliné en tataki ou en nigiri. Une innovation notable est l’introduction de la cuisson au binchotan, un charbon de bois japonais qui confère un arôme unique aux préparations, qu’il s’agisse de griller un edamame ou de saisir une tranche de thon. Pour les desserts, des mochis réalisés en collaboration avec les maisons Tomo et Enzo & Lilly côtoient des créations originales comme un tiramisu au matcha. La carte se veut vivante, avec de nouvelles créations intégrées tous les deux mois au gré des saisons.
Un lieu de vie au rythme du Triangle d’Or
Conçu pour s’adapter à l’effervescence du quartier, le restaurant propose un service continu, une première pour Hando. Une carte de « snacking » permet de déguster les essentiels du menu entre les services du déjeuner et du dîner. Le lieu, qui compte 100 couverts, une terrasse et une alcôve privatisable, se dote pour la première fois d’un véritable bar à cocktails, complétant une riche sélection de sakés et de whiskys japonais. Avec des horaires étendus jusqu’à 23h30 pour la dernière commande, Hando Champs-Élysées s’adresse aussi bien à une clientèle d’affaires qu’aux amateurs de soirées festives.
L’art et le design au cœur de l’expérience
La direction artistique d’Adrien Albou imprègne chaque détail du lieu, conçu avec le studio d’architecture d’intérieur Friedmann & Versace. S’inspirant de l’approche minérale de l’architecte Tadao Ando, l’espace articule des matières nobles et brutes : enduit évoquant le béton ciré, parquet en chêne huilé, panneaux de frêne clair, marbre blanc, onyx miel et velours cognac.
L’art contemporain y occupe une place centrale. À l’entrée, un trône sculpté par Jean-Guillaume Mathiaut accueille les visiteurs, tandis qu’au-dessus du comptoir central de 33 places, l’artiste japonais Shinsuke Kawahara a réalisé une fresque onirique sur feuille d’argent. L’attention portée au détail s’étend jusqu’à l’art de la table, avec des pièces de vaisselle uniques façonnées par la céramiste Suzie Lapierre d’Argy (Forma), une verrerie organique signée par Justine Ménard et des créations rares du maître céramiste japonais Shiro Shimizu. Chaque tabouret du comptoir est habillé d’un kimono vintage chiné par Adrien Albou, touche finale d’une expérience résolument sensorielle.
Adrien Albou, un curateur multi-facettes
Ce projet phare reflète la personnalité de son directeur artistique. Japanophile passionné de mode et de musique, Adrien Albou conçoit Hando comme un espace culturel global. L’ambiance sonore est d’ailleurs assurée par des playlists mensuelles confiées à des artistes comme La Femme, So Me (Ed Banger) ou Papooz. L’année 2026 s’annonce riche pour ce créatif qui relance en parallèle la marque de chemises Le Garage, icône des années 80, et lance Betsu Betsu, un label de musique dont le premier vinyle est attendu en fin d’année. Une vision à 360 degrés qui fait de Hando bien plus qu’une simple adresse gastronomique.


