PARIS : Gabriel ATTAL : « Une nouvelle donne économique et…
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PARIS : Gabriel ATTAL : « Une nouvelle donne économique et climatique pour la France »
À la veille de sa visite au salon Viva Technology, Gabriel Attal dévoile une feuille de route pour Renaissance axée sur l’innovation et la souveraineté.
Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, se rendra au salon Viva Technology ce jeudi 18 juin 2026 à Paris, accompagné d’une délégation de parlementaires du groupe Ensemble pour la République. Cette visite sera l’occasion de présenter la nouvelle vision stratégique de son parti, synthétisée dans un document programmatique intitulé « Pour une nouvelle donne économique et climatique ». Ce projet ambitionne de lier étroitement compétitivité industrielle, transition écologique et progrès social pour préparer la France aux défis futurs.
Un parcours au cœur de l’innovation française
Le déplacement de Gabriel Attal débutera à 9h00 sur le stand de la Mission French Tech avant de le mener à la rencontre de plusieurs entreprises emblématiques de la technologie française. Le parcours inclut des sociétés leaders dans des secteurs de pointe : Wandercraft pour la robotisation, Artefact pour l’intelligence artificielle, Quandela pour les technologies quantiques ou encore Scaleway, spécialisée dans le cloud souverain et la cybersécurité. Des échanges sont également prévus avec les représentants du Travel Tech Hub sur le tourisme durable et de l’Institut Polytechnique de Paris. La matinée se conclura à 11h00 par un micro tendu, où le leader de Renaissance détaillera ses propositions.
Souveraineté, jeunesse et prospérité : les trois piliers du projet
Le document programmatique de Renaissance s’articule autour de trois axes majeurs : la jeunesse, la souveraineté et la prospérité. Face à un contexte mondial en pleine accélération, marqué par la révolution de l’IA et l’urgence climatique, Gabriel Attal refuse l’immobilisme.
« Nous refusons de voir la France faire la planche dans les deux ans qui viennent alors que le monde entier accélère », affirme-t-il dans l’éditorial du document.
Le projet insiste sur la nécessité de lier les défis économiques et environnementaux, considérant que l’un ne peut se résoudre sans l’autre.
« L’avenir de notre économie passe par des innovations portées par la transition climatique et nous devons former des générations d’ingénieurs capables de relever les défis de l’IA comme du climat », précise Gabriel Attal.
Pour la jeunesse, le parti propose d’adapter les conditions de travail, avec une réflexion sur la semaine de quatre jours, et de renforcer l’orientation vers les filières d’avenir.
Un choc de productivité et d’investissement dans l’IA
Le pilier de la souveraineté vise à combler le retard de productivité de la France, estimé à 20 points par rapport aux États-Unis. Pour y parvenir, Renaissance préconise un « choc de productivité » passant par une simplification drastique des normes, avec la création de « mini-Singapour », des zones d’innovation où les règles seraient assouplies. Le parti s’engage à ne pas augmenter les impôts sur les entreprises et à poursuivre la baisse des impôts de production.
L’intelligence artificielle est identifiée comme un enjeu stratégique majeur, justifiant un changement de paradigme pour l’État, qui doit passer d’un rôle de subventionneur à celui d’investisseur direct aux côtés des entrepreneurs.
« Nous sommes certains que celui qui maîtrisera l’IA maîtrisera le monde », souligne le document.
Cette ambition de souveraineté se décline également sur le plan énergétique, avec l’objectif de produire les trois quarts de l’énergie en France grâce à un mix de nucléaire et de renouvelables, afin de réduire la dépendance extérieure.
Objectif 3 000 euros de salaire médian
Le volet « prospérité » de cette nouvelle donne fixe un objectif ambitieux : porter le salaire médian français d’environ 2 000 € à 3 000 € par mois, pour le rapprocher du niveau américain. Cette augmentation serait la conséquence directe des gains de productivité et d’une politique de détaxation du travail. La prospérité est aussi envisagée sous l’angle d’un environnement sain, en défendant une « écologie de la voiture » qui rendrait les véhicules propres accessibles à tous, notamment via la baisse de la TVA et le renforcement du leasing social.
Élaborées sous la supervision de figures comme Stéphane Travert, Pascal Canfin et Antoine Pellion, ces propositions visent à offrir un cap clair pour les années à venir.
« Il y a urgence, aujourd’hui, pour le courage et l’audace », conclut Gabriel Attal.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


