PARIS : Fraude en entreprise – Une menace croissante…
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PARIS : Fraude en entreprise – Une menace croissante et sous-estimée, amplifiée par l’IA
Une étude Allianz Trade et Odoxa révèle que 85 % des ETI et grandes entreprises ont subi une tentative de fraude en 2025, un risque accru par l’IA.
Dans un contexte de digitalisation accélérée, la fraude s’affirme comme un risque opérationnel majeur pour les entreprises françaises. Une nouvelle étude menée par Allianz Trade, leader européen de l’assurance-fraude, en collaboration avec l’institut Odoxa, dresse un tableau inquiétant de la situation. Basée sur les réponses de 315 dirigeants et directeurs financiers ainsi que de 1 005 Français, l’enquête révèle une exposition grandissante des entreprises, des méthodes de plus en plus sophistiquées et une préparation encore inégale.
Une menace proportionnelle à la taille de l’entreprise
Si un tiers des entreprises françaises a été la cible d’au moins une tentative de fraude au cours des douze derniers mois, le risque s’intensifie avec la taille de la structure. L’étude montre que 60 % des PME et jusqu’à 85 % des ETI et grandes entreprises ont subi au moins une attaque l’an dernier. Plus alarmant encore, 52 % de ces grandes structures constatent une augmentation de la fréquence de ces tentatives sur la même période. Les fraudeurs semblent ainsi concentrer leurs efforts là où les gains potentiels sont les plus importants.
« Nous avons interrogé les entreprises ayant subi au moins une tentative de fraude au cours des douze derniers mois afin d’en comprendre la nature. Les résultats montrent très nettement une prédominance des fraudes externes, c’est-à-dire celles opérées par des tiers usurpant une identité (88 %), contre 37 % pour les fraudes internes. Parmi les fraudes externes les plus fréquentes, la fraude au faux fournisseur (42 %) et au faux client (41 %) arrivent largement en tête. Les fraudes internes, quant à elles, recouvrent des réalités variées : abus de confiance (15 %), détournements de fonds (14 %), détournements de marchandises (13 %) ou encore fausses notes de frais (10 %). La multiplication des échanges numériques et l’automatisation croissante des relations commerciales rendent aujourd’hui ces fraudes plus complexes et plus difficiles à détecter », déclare Ilan Daian, Responsable Assurance Fraude chez Allianz Trade en France.
L’intelligence artificielle, un catalyseur d’efficacité pour les fraudeurs
La multiplication des tentatives s’accompagne d’une efficacité redoutable : dans 40 % des cas, une tentative aboutit à une fraude avérée. Les conséquences financières sont directes, puisque 85 % des entreprises victimes déclarent un préjudice, qui dépasse 10 000 euros pour près d’une sur cinq (19 %). L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle croissant dans cette professionnalisation, notamment via des technologies d’usurpation d’identité vocale (DeepVoice) ou visuelle (DeepFakes). Cette perception est partagée par 76 % des dirigeants, qui estiment que l’IA augmente le risque de fraude.
« Les fraudeurs se professionnalisent et exploitent les failles, qu’elles soient technologiques ou organisationnelles. Le fait que 4 tentatives sur 10 aboutissent démontre que le risque est devenu concret, mesurable et potentiellement critique pour la trésorerie des entreprises », ajoute Ilan Daian.
Une préparation inégale face à un risque grandissant
Le niveau de préparation varie considérablement selon la taille de l’entreprise. Si 92 % des ETI et grandes entreprises se jugent bien préparées, ce chiffre tombe à 76 % pour les PME et 61 % pour les TPE. La mesure la plus répandue reste la vérification des coordonnées bancaires (55 %), mais elle est loin d’être systématique. Les procédures de validation renforcée (40 %) et la sensibilisation des collaborateurs (30 %) restent minoritaires. Fait préoccupant, 16 % des entreprises n’ont mis en place aucun dispositif spécifique. La couverture assurantielle demeure également limitée : seules 30 % des entreprises sont assurées contre ce risque, un taux qui ne monte qu’à 38 % parmi celles ayant déjà été visées.
Un décalage de perception entre dirigeants et salariés
L’enquête met en lumière une fracture dans la perception du risque au sein même des organisations. Alors que 57 % des salariés déclarent avoir déjà observé au moins un comportement frauduleux (usage abusif des ressources, contournement des procédures, etc.), 71 % se disent peu inquiets d’y être confrontés. Contrairement à leurs dirigeants, plus de la moitié des salariés ne pensent pas que l’IA aggrave le risque de fraude. Ce décalage souligne un enjeu majeur de culture d’entreprise et de sensibilisation interne.
« Notre baromètre fraude 2026 met en évidence un véritable changement d’échelle, avec des attaques plus fréquentes, plus ciblées et plus crédibles. Face à la menace, les entreprises françaises semblent engagées dans une phase de transition. La prise de conscience progresse, les dispositifs se développent, mais le niveau de préparation demeure encore très inégal. […] Dans un contexte marqué par l’accélération des technologies et la professionnalisation des fraudeurs – avec notamment une intelligence artificielle devenue à la fois puissante et accessible – l’enjeu des prochaines années sera de transformer cette prise de conscience en une véritable culture de prévention, intégrée à tous les niveaux de l’entreprise », conclut Laurent Treilhes, Président du Comité Exécutif d’Allianz Trade en France.
À propos d’Allianz Trade
Allianz Trade est le leader mondial de l’assurance-crédit commercial et un spécialiste reconnu dans les domaines de la caution, du recouvrement, du financement structuré et du risque politique. Son réseau d’intelligence propriétaire repose sur un accès instantané aux données de plus de 289 millions d’entreprises.
L’entreprise donne aux acteurs économiques la confiance nécessaire pour commercer en sécurisant leurs paiements et en les aidant à éviter les créances douteuses. Lorsque l’imprévu survient, sa note de crédit AA, soutenue par Allianz, garantit les ressources nécessaires pour indemniser les clients et maintenir leur activité.
Basé à Paris, Allianz Trade est présent dans plus de 40 pays avec 5 900 employés. En 2025, son chiffre d’affaires consolidé était de 4 milliards d’euros, pour des transactions commerciales mondiales assurées représentant 1 400 milliards d’euros d’exposition. Pour plus d’informations, rendez-vous sur https://www.allianz-trade.fr.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


