PARIS : Fraude aux notes de frais – L’IA devien…
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PARIS : Fraude aux notes de frais – L’IA devient l’outil privilégié des salariés, selon une étude
Une étude de Perk révèle qu’un salarié français sur cinq falsifie ses notes de frais, et 7 % utilisent déjà l’IA pour créer de fausses factures.
La gestion des notes de frais en entreprise fait face à un défi d’une ampleur sous-estimée, désormais amplifié par les nouvelles technologies. Selon une étude publiée par Perk, la plateforme de gestion des voyages et des dépenses, un salarié français sur cinq (22 %) falsifie régulièrement ses notes de frais. Plus inquiétant encore, 7 % des salariés interrogés admettent avoir déjà eu recours à l’intelligence artificielle pour générer de fausses factures, une pratique qui rend les contrôles traditionnels de plus en plus obsolètes.
L’enquête, menée en avril 2026 auprès de 1 000 salariés en France, dresse un tableau alarmant : 62 % reconnaissent avoir déjà gonflé ou inventé une dépense au moins une fois, et 85 % affirment connaître un collègue qui s’y est déjà livré. Le préjudice financier n’est pas négligeable, le montant annuel moyen des dépenses falsifiées par un salarié fraudeur régulier s’élevant à 250 euros.
Des processus manuels qui favorisent la fraude
L’étude met en lumière une corrélation directe entre les outils mis à disposition des employés et la prévalence de la fraude. Plus d’un tiers des salariés français (35 %) continuent de transmettre leurs notes de frais manuellement, via des tableurs ou par simple courriel. Ces processus archaïques offrent un contrôle financier quasi inexistant et ouvrent la voie aux abus.
Les chiffres sont éloquents : les salariés utilisant des processus manuels sont significativement plus nombreux (32 %) à déclarer régulièrement de fausses dépenses que ceux disposant d’un outil dédié (18 %). Pour autant, les solutions numériques actuelles ne sont pas une panacée. Le fait que près d’un salarié équipé sur cinq continue de frauder régulièrement montre les limites des systèmes de contrôle qui interviennent a posteriori, une fois la dépense déjà engagée. Les catégories les plus sujettes à la falsification incluent les repas personnels, les frais d’hébergement et les indemnités kilométriques.
Repenser le contrôle à l’ère de l’IA
Face à ce constat, les approches traditionnelles basées sur la vérification des justificatifs papier ou numériques montrent leurs limites. L’IA, utilisée pour frauder, peut aussi servir à détecter les anomalies, mais l’étude révèle que près d’un fraudeur sur cinq (18 %) sait que son entreprise utilise une telle technologie de détection, sans que cela ne modifie son comportement.
« La plupart des outils de gestion des notes de frais sont conçus pour contrôler la dépense après qu’elle a eu lieu. À ce stade, la finance est déjà en mode rattrapage », explique Nikita Miller, Chief Product Officer chez Perk.
« La solution consiste à intervenir plus tôt : intégrer la politique de l’entreprise directement dans le parcours de réservation, rapprocher les justificatifs des données de carte en temps réel, et faire de la conformité le chemin le plus simple à suivre », poursuit-elle.
Perk préconise trois axes stratégiques pour les directions financières. D’abord, construire un dispositif où la transaction par carte professionnelle devient la preuve principale, reléguant le justificatif à un simple rôle de confirmation. Ensuite, supprimer les frictions administratives, car 41 % des salariés renoncent à déclarer des dépenses légitimes jugées trop fastidieuses, ce qui peut créer un sentiment d’injustice justifiant une « compensation » par la fraude. Enfin, mettre en place des garde-fous proactifs, comme des plafonds de dépense et des contrôles par catégorie intégrés directement aux cartes d’entreprise.
Méthodologie de l’étude
L’enquête a été réalisée en ligne par Censuswide pour le compte de Perk entre le 15 et le 28 avril 2026. Elle a interrogé 8 000 actifs dans cinq pays (Royaume-Uni, États-Unis, Espagne, Allemagne et France), dont 1 000 en France, travaillant pour des entreprises de plus de 250 salariés et soumettant régulièrement des notes de frais. L’étude complète est disponible sur le blog de l’entreprise (https://www.perk.com/fr/blog/gestion-depenses-ere-ia-controle).
À propos de Perk
Fondée en 2015 et anciennement connue sous le nom de TravelPerk, Perk (https://www.perk.com/fr/) est une plateforme intelligente de gestion des voyages et des dépenses conçue nativement autour de l’intelligence artificielle. Sa mission est d’éliminer les tâches administratives chronophages pour permettre aux équipes de se concentrer sur leur cœur de métier.
Adoptée par plus de 12 000 entreprises dans le monde, parmi lesquelles On Running, Breitling et Fabletics, la plateforme s’attaque au « travail de l’ombre », estimé à une perte de productivité de sept heures par salarié chaque semaine à l’échelle mondiale.
Perk est également partenaire officiel de l’écurie Audi Revolut F1Ⓡ.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

