PARIS : François MORET : « Une nouvelle génération agricole…
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PARIS : François MORET : « Une nouvelle génération agricole casse les codes du métier »
Le Baromètre Eloi révèle que les nouveaux agriculteurs privilégient le collectif, la double activité et les circuits courts, loin des schémas traditionnels.
La société à mission Eloi dévoile ce 18 juin la seconde partie de son Baromètre de l’Installation Agricole, une étude menée auprès de plus de 400 porteurs de projet et jeunes installés. Les résultats, issus d’une enquête réalisée entre janvier et février 2026, dressent le portrait d’une nouvelle génération qui réinvente en profondeur les pratiques et les modèles économiques du secteur, s’éloignant résolument des schémas hérités.
Le collectif supplante le modèle solitaire
Fini le mythe de l’agriculteur seul sur son exploitation. Selon l’étude, 54 % des nouveaux installés choisissent de s’implanter à plusieurs, que ce soit en couple ou au sein d’un collectif. Cette tendance marque une rupture significative avec le passé et répond à plusieurs aspirations modernes : le partage des tâches et des investissements, la recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, mais aussi une volonté claire de rompre avec l’isolement souvent associé à la profession. Ce chiffre confirme une dynamique déjà observée par Eloi en 2025, où près de la moitié des candidats à la reprise manifestaient le souhait de rejoindre un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun).
Des modèles hybrides pour sécuriser les revenus
Autre enseignement majeur du baromètre : l’agriculture n’est plus une activité exclusive pour une part croissante de ses nouveaux acteurs. En effet, 38 % des répondants déclarent exercer une double activité en parallèle de leur ferme. Loin d’être un simple complément, ce modèle hybride s’impose comme une stratégie économique à part entière. Il permet de sécuriser les revenus face aux aléas du secteur, de diversifier les sources de profit et, pour certains, de maintenir un lien avec une autre passion ou compétence, favorisant ainsi un meilleur équilibre personnel.
La vente directe et les circuits courts deviennent la norme
La commercialisation des produits agricoles connaît également une transformation profonde. Les jeunes installés privilégient désormais massivement les circuits de proximité, plaçant la vente directe en tête de leurs débouchés (54 %), suivie de près par les autres circuits courts (41 %). Ces canaux de distribution devancent maintenant les filières plus traditionnelles comme les coopératives (40 %), le négoce (22 %) ou les industriels (13 %). Cette évolution traduit une volonté de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de fixer ses propres prix en s’affranchissant des intermédiaires et de retisser un lien direct avec les consommateurs, redonnant ainsi du sens à leur métier.
François Moret, co-fondateur et directeur général d’Eloi, analyse cette mutation.
« Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération agricole qui ne cherche plus à reproduire les modèles historiques. Elle recherche un nouvel équilibre économique, social et territorial. Ces nouveaux profils sont essentiels pour l’avenir de l’agriculture française. Ils introduisent plus naturellement des modèles agricoles plus résilients et plus durables, qui vont de pair avec le renouvellement des générations agricoles », explique François Moret.
À propos de l’étude et d’Eloi
Ce baromètre a été réalisé entre janvier et février 2026 auprès d’un panel de plus de 400 porteurs de projets et jeunes agriculteurs. L’étude propose une analyse chiffrée du parcours d’installation en France, en identifiant les obstacles, les perspectives financières et les nouvelles pratiques, avec un focus particulier sur la place des femmes dans le secteur.
Eloi (https://eloi.eu) est une plateforme dont la mission est d’accélérer le renouvellement des générations agricoles et la transition vers des systèmes plus durables. En mettant en relation des cédants et des porteurs de projet, l’entreprise facilite la reprise des fermes sur tout le territoire.
Dotée du statut de « société à mission » défini par la loi PACTE, Eloi s’engage statutairement à poursuivre ses objectifs sociaux et environnementaux. Un comité de mission indépendant, composé d’agriculteurs et d’experts, se réunit tous les trois mois pour superviser l’atteinte de ces objectifs, dont le bilan est validé annuellement par un Organisme Tiers Indépendant.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

