PARIS : François GOMBERT : « Le rachat du PSG est la plus g…
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PARIS : François GOMBERT : « Le rachat du PSG est la plus grande opération d’influence jamais réalisée dans le sport »
Dans une analyse publiée ce jour, l’expert en communication François Gombert décrypte le rachat du PSG par le Qatar en 2011 comme une magistrale opération de soft power.
Loin d’être une simple histoire de football, la transformation du Paris Saint-Germain depuis quinze ans constitue « la plus grande opération de marque et d’influence jamais réalisée dans le sport », selon l’analyse de François Gombert, expert en communication stratégique. Dans le premier volet d’une série publiée dans sa newsletter « Com’ on en parle », il soutient que le rachat du club parisien par le Qatar en 2011 n’était pas un caprice de milliardaire, mais une manœuvre géopolitique d’une précision chirurgicale.
Un club en ruine, une image toxique
Pour comprendre la portée de l’opération, l’expert invite à revenir à la situation du PSG en 2011. Le club n’est alors qu’une « épave infréquentable ». Sportivement, il stagne dans le ventre mou du championnat français, à des années-lumière de l’élite européenne. Financièrement, il est déficitaire, avec une vingtaine de millions d’euros de pertes sur le dernier exercice.
Mais le plus grave, selon l’analyse, est son image désastreuse. Le nom « Paris Saint-Germain » est alors synonyme de violence et de peur. Le Parc des Princes est le théâtre d’une guerre entre ses propres tribunes, Boulogne et Auteuil, culminant en février 2010 avec la mort d’un supporter, lynché aux abords du stade. Le « Plan Leproux » qui s’ensuit, dissolvant les groupes de supporters et bannissant treize mille abonnés, a certes mis fin à la violence mais a laissé un stade « propre, glacé, mort ». C’est cette « ruine », pauvre, perdante et toxique, que le Qatar décide d’acquérir.
70 millions pour un « mégaphone » planétaire
Le 30 juin 2011, le fonds souverain Qatar Sports Investments (QSI) rachète 70 % du club pour environ 70 millions d’euros, avant de prendre le contrôle total l’année suivante sous la présidence de Nasser Al-Khelaïfi. Pour François Gombert, cette acquisition obéissait à un objectif limpide.
« En Communication tout objectif flou mène inéluctablement à une connerie précise », rappelle François Gombert dans son analyse.
L’objectif du Qatar n’était pas simplement de « gagner des matchs », mais de bâtir une marque au rayonnement mondial. Le PSG n’était pas une fin en soi, mais un moyen : un « mégaphone planté au cœur d’une des villes les plus désirables du monde », capable de parler à des centaines de millions de personnes chaque semaine.
La célébrité comme bouclier antimissile
La véritable motivation, d’après l’expert, est existentielle. Petit émirat gazier coincé entre ses puissants voisins, l’Arabie saoudite et l’Iran, le Qatar a cherché à assurer sa survie par la visibilité. Une stratégie gravée dès 2008 dans un plan d’État : devenir si familier et incontournable aux yeux du monde occidental que toute agression à son encontre deviendrait politiquement coûteuse.
Dans ce calcul, la notoriété n’est pas un outil marketing, mais une arme de dissuasion. « La célébrité comme bouclier antimissile », résume l’auteur. Le rachat du PSG s’inscrit ainsi dans une opération de soft power d’une ambition sans précédent, transformant un club au bord du gouffre en un vecteur d’influence planétaire pour l’émirat. Une stratégie dont l’exécution, selon François Gombert, a été « magistrale » et dont il promet de dévoiler les coulisses, notamment un déjeuner secret à l’Élysée, dans les prochains actes de son analyse.
via Presse Agence.

