PARIS : Fondapol – Le rajeunissement cellulaire comme…
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PARIS : Fondapol – Le rajeunissement cellulaire comme fontaine de jouvence
Une nouvelle technologie pour rester en bonne santé durant la vieillesse.
Le rajeunissement cellulaire, souvent perçu comme une fontaine de jouvence, vise aujourd’hui davantage à maintenir la santé durant la vieillesse qu’à prolonger la vie. La solution phare pour y parvenir est de ralentir le processus de vieillissement cellulaire. Plusieurs poids lourds de la Silicon Valley, tels que Brian Armstrong avec New Limit, Sam Altman avec Retro Biosciences, Jeff Bezos pour Altos, et Peter Thiel dans le fonds d’investissement Methuselah Funds, investissent massivement dans cette technologie.
La quête de la jouvence repose sur les facteurs Yamanaka
Cette nouvelle technologie, véritable ingénierie des tissus humains, consiste à prélever une cellule chez un adulte et à la reprogrammer génétiquement pour la rendre pluripotente, c’est-à-dire capable de se multiplier à l’infini et de se différencier dans tous les types de cellules qui composent un organisme adulte. Les facteurs Yamanaka réactivent certains gènes caractéristiques des cellules souches pluripotentes. Ainsi reprogrammée, la nouvelle cellule se nomme IPS, pour Induced Pluripotent Stem cells.
Ce processus de retour de la cellule à un stade de développement antérieur est couramment réalisé dans les laboratoires, mais reste de sérieux écueils : la cellule conserve parfois des marques de son vieillissement ou des anomalies acquises au cours de son existence passée. Des mutations aléatoires, conséquences de la reprogrammation, seraient en outre observées.
Faut-il s’inquiéter de cet engouement ?
Les « Tech Bro » investissent largement dans cette technologie, ce qui est bénéfique pour la recherche médicale, par exemple pour la maladie d’Alzheimer. Cependant, leurs motivations personnelles importent peu. Sauf à considérer que d’autres réflexions plus globales, des fondements idéologiques pourraient sous-tendre les démarches. Dans cette remise en perspective, une politique de la vie tend à émerger, proche des valeurs véhiculées par le courant de pensée transhumaniste, prônant le renforcement des pouvoirs humains et le contrôle radical de la biologie humaine par la technologie.
Cette politique de la vie se dessine alors, applicable à différents moments de l’existence humaine, au début de la vie par le contrôle de la reproduction, en favorisant une nombreuse (et sur mesure) progéniture pour les pro-natalistes, au cours de la vie en freinant les processus de vieillissement des adultes. Pour la fin de la vie, les plus motivés prévoient des dispositifs de cryogénisation (soit de la tête seule, soit du corps entier) en espérant pouvoir, un jour, revenir à la vie après leur mort. Le programme n’est pas garanti…
Source : Fondapol – La Newsletter du 25 juin


