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PARIS : Fondapol – Le défi de la natalité, ube enquêt…

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PARIS : Fondapol – Le défi de la natalité, ube enquête d’opinion franco-italienne

Une enquête d’opinion franco-italienne révèle les défis de la natalité en France et en Italie.

Les enseignements pour la France

En France, 70 % des moins de 35 ans sans enfant souhaitent en avoir, et 75 % de ceux qui en ont déjà veulent en avoir d’autres. Le facteur religieux influence ce désir : 80 % des jeunes catholiques et 78 % des jeunes musulmans sans enfant veulent en avoir, tandis que parmi les parents, 89 % des musulmans et 77 % des catholiques souhaitent agrandir leur famille.

L’idée que « avoir un enfant, c’est mettre en péril l’avenir de la planète » est minoritaire (20 %), même si elle est plus partagée chez les moins de 35 ans (31 %). La majorité des Français (59 %) sont préoccupés par la baisse de la natalité, surtout les plus de 50 ans (63 %) par rapport aux moins de 35 ans (57 %).

40 % des moins de 35 ans estiment que le gouvernement ne s’implique pas assez dans ce problème, un sentiment partagé par les catholiques (43 %) et les musulmans (41 %). Pour soutenir le désir d’enfants, 64 % des moins de 35 ans et 60 % des 35-49 ans sont favorables à une réduction de l’impôt sur le revenu pour les couples avec enfants.

Les mesures les plus efficaces pour encourager les naissances incluent des horaires de travail flexibles (60 %) et l’ouverture de crèches (35 %). L’immigration comme solution à la baisse de la natalité est acceptée par 29 % des Français, avec des chiffres plus élevés chez les moins de 35 ans (44 %), les catholiques (42 %) et les musulmans (77 %).

Les sympathisants de gauche (56 %) sont plus favorables à l’immigration pour contrer la baisse de la natalité que ceux du centre (29 %) et de la droite (22 %). Parmi les mesures pour promouvoir les naissances, l’ouverture de crèches (35 %) et l’augmentation du financement des écoles (35 %) sont les plus populaires, suivies par l’augmentation des allocations familiales (31 %) et des aides pour l’achat d’un logement (24 %).

Seuls 14 % de ceux qui ne veulent pas d’enfants citent des difficultés économiques comme raison. Enfin, 75 % des Français sont satisfaits de la conciliation entre vie professionnelle et familiale, un sentiment plus fort chez les moins de 35 ans (78 %) et les parents (78 %).

Les enseignements pour l’Italie

En Italie, 75 % des moins de 35 ans sans enfant souhaitent en avoir, et 79 % des parents veulent d’autres enfants. Le facteur religieux a moins d’influence : 43 % des catholiques veulent des enfants, contre 41 % des athées ou sans religion. Environ 80 % des Italiens s’identifient comme catholiques, tandis qu’en France, 60 % des habitants sont baptisés ou se reconnaissent dans une identité culturelle catholique.

L’idée que « avoir un enfant, c’est mettre en péril l’avenir de la planète » est minoritaire (15 %), même chez les moins de 35 ans (21 %). La majorité des Italiens (79 %) sont préoccupés par la baisse de la natalité, surtout les plus de 50 ans (81 %) par rapport aux moins de 35 ans (74 %).

37 % des moins de 35 ans estiment que le gouvernement ne s’implique pas assez, contre 54 % des plus de 50 ans. Pour soutenir le désir d’enfants, 73 % des moins de 35 ans et 72 % des 35-49 ans sont favorables à une réduction de l’impôt sur le revenu pour les couples avec enfants.

Les mesures les plus efficaces pour encourager les naissances incluent des horaires de travail flexibles (63 %) et davantage de financements pour l’achat d’un logement (56 %). L’immigration comme solution à la baisse de la natalité est acceptée par 43 % des Italiens, avec des chiffres plus élevés chez les moins de 35 ans (59 %).

Les sympathisants de gauche (57 %) sont plus favorables à l’immigration pour contrer la baisse de la natalité que ceux du centre (40 %) et de la droite (30 %). Parmi les mesures pour promouvoir les naissances, davantage de financements pour l’achat d’un logement (56 %) et l’augmentation des allocations familiales (53 %) sont les plus populaires, suivies par l’augmentation du financement des écoles (30 %) et l’ouverture de crèches (24 %).

24 % de ceux qui ne veulent pas d’enfants citent des difficultés économiques comme raison. Enfin, 79 % des Italiens sont satisfaits de la conciliation entre vie professionnelle et familiale, un sentiment plus fort chez les moins de 35 ans (82 %) et les parents (84 %).

Résumé de l’étude

Le vieillissement rapide des populations française et italienne et la baisse continue des naissances ne sont plus des tendances abstraites : ce sont des réalités aux conséquences profondes sur nos sociétés. Cette enquête conjointe de la Fondapol et de la Fondazione Magna Carta vise à dépasser le simple constat afin d’identifier des leviers d’action. En s’appuyant sur l’écoute des citoyens, elle explore le lien entre désir de parentalité, conditions de vie et perception de l’avenir, avec un objectif clair : proposer des pistes concrètes pour répondre à une crise qui menace la pérennité de nos systèmes sociaux, de nos territoires et du lien intergénérationnel.

L’enquête révèle un clivage net entre la France et l’Italie. Si le désir d’enfants persiste en France, notamment grâce à un environnement institutionnel plus favorable, l’Italie, confrontée à un sentiment d’abandon et à des difficultés structurelles, voit une part croissante de sa population renoncer à la parentalité. Ce renoncement n’est pas une fatalité : il est le fruit d’obstacles économiques, professionnels, symboliques. Ce qui est en jeu, c’est la capacité de nos sociétés à rendre de nouveau envisageable – et désirable – le fait d’avoir des enfants.

Les personnes interrogées expriment des attentes claires. En France, les répondants privilégient les solutions permettant de concilier travail et vie familiale : crèches, horaires flexibles, télétravail. En Italie, ce sont plutôt les aides financières (allocations, soutien à l’accès au logement, avantages fiscaux) qui arrivent en tête. L’immigration, parfois présentée comme une réponse au déficit démographique, divise profondément les opinions dans les deux pays. Ce panorama traduit également une conscience partagée : sans un engagement fort des pouvoirs publics et du monde économique, le déclin démographique se poursuivra.

En replaçant la parentalité au cœur du débat, cette enquête invite à une réponse politique ambitieuse, adaptée aux spécificités de chaque pays. Ce n’est qu’en agissant simultanément sur les conditions de vie, la reconnaissance sociale du rôle des parents et l’égalité des chances entre les territoires que pourra s’amorcer un vrai sursaut démographique.

Cette étude est disponible en versions papier et numérique en français. Et prochainement en versions anglaises et italiennes.

Lien vers l’étude