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PARIS : Floriane ADDAD : « Prouver qu’on pouvait fair…

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PARIS : Floriane ADDAD : « Prouver qu’on pouvait faire de la tech autrement »

Dix ans après sa création, la startup MyTroc affiche un bilan de 55 millions d’euros économisés pour ses clients et lance une nouvelle solution de mutualisation inter-entreprises.

C’est un anniversaire symbolique qui vient d’être célébré dans l’écosystème de la French Tech. En franchissant le cap des dix ans d’existence, MyTroc confirme la viabilité de son modèle basé sur l’économie circulaire. Née en 2015 d’une conviction portée par sa fondatrice Floriane Addad, l’entreprise s’est imposée comme une référence du réemploi digital, collaborant désormais avec des géants tels que EDF, la SNCF ou Veolia.

Un impact écologique et financier majeur

Le bilan de cette décennie d’activité se traduit par des chiffres significatifs. Selon les données communiquées par l’entreprise, les solutions mises en place ont permis de sauver 1,2 million d’objets et de gros matériel, évitant ainsi l’émission de 71 000 tonnes de CO₂.

Au-delà de l’aspect environnemental, l’argument économique a su séduire plus de 20 grands groupes et acteurs publics. Au total, ce sont 55 millions d’euros qui ont été économisés grâce au réemploi interne et à la mutualisation des ressources. La plateforme compte aujourd’hui 550 000 utilisateurs.

Une réussite à contre-courant

Ce succès s’est construit loin des standards habituels des startups. Autodidacte, Floriane Addad a lancé son projet avec un capital initial de 2 000 euros, sans levée de fonds et sans réseau préétabli. « Ces dix années n’ont pas toujours été faciles. J’ai connu les doutes, les refus, les nuits blanches, les obstacles liés au fait d’être une femme dans la tech. Mais nous avons tenu, parce que nous savions pourquoi nous nous battions : prouver qu’on pouvait faire de la tech autrement, au service du vivant », a déclaré Floriane Addad, fondatrice et CEO de MyTroc.

L’entreprise, agréée ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale), cultive une gouvernance participative. Une rareté dans un secteur où, selon les baromètres Bpifrance et SISTA, moins de 12 % des startups sont dirigées par des femmes et où seulement 2 % des fonds sont levés par des fondatrices.

ReSHOP : la nouvelle étape pour 2026

Pour entamer cette nouvelle décennie, l’entreprise accélère le déploiement de sa nouvelle solution, ReSHOP. Déjà adoptée par plusieurs grands comptes, cette plateforme vise à relier acteurs publics et privés pour faciliter la revente et la mutualisation de matériel à grande échelle, incluant les TPE, PME et associations.

« Avec ReSHOP, MyTroc veut faire du réemploi professionnel une norme, et non une exception », précise Camille Galliot, responsable grands comptes MyTroc Pro.

Les solutions de l’entreprise sont accessibles via ses plateformes grand public (https://mytroc.fr/) et professionnelles (https://mytroc.pro/).