PARIS : Fiscalité – La prime de la médaille du travai…
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PARIS : Fiscalité – La prime de la médaille du travail ne sera plus exonérée
Le syndicat SNB/CFE-CGC dénonce la suppression progressive de l’exonération fiscale et sociale pour les gratifications de la médaille du travail.
La gratification financière accompagnant la médaille d’honneur du travail, qui récompense l’ancienneté des salariés du secteur privé, perdra bientôt ses avantages fiscaux et sociaux. Dans un communiqué daté du 10 avril 2026, le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) a officialisé la suppression de l’exonération des cotisations sociales sur ces primes, une mesure qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Cette décision fait suite à la loi de finances pour 2026, qui avait déjà mis fin à l’exonération d’impôt sur le revenu pour ces mêmes sommes.
Un calendrier en deux temps
La fin de ce régime dérogatoire s’applique de manière progressive. Dans un premier temps, la loi de finances pour 2026 a rendu les gratifications versées à compter du 1er janvier 2026 imposables au titre de l’impôt sur le revenu. Les salariés recevant cette prime cette année doivent donc déjà l’intégrer dans leur déclaration de revenus.
Jusqu’à présent, une tolérance administrative maintenait une exonération de cotisations et contributions sociales (y compris la CSG et la CRDS), dans la limite du salaire de base mensuel du bénéficiaire. Le communiqué du BOSS met un terme à cette tolérance. À compter du 1er janvier 2027, les gratifications allouées pour la médaille du travail seront intégralement soumises aux charges sociales, au même titre qu’un élément de salaire classique. Pour les salariés concernés, cette double fiscalisation est perçue comme une perte de reconnaissance pour leur longue carrière.
La vive réaction du SNB/CFE-CGC
Le Syndicat National de la Banque et du Crédit (SNB/CFE-CGC) a vivement réagi à cette annonce, dénonçant une « double peine » pour les salariés. Le syndicat exprime son « raz-le-bol de toujours sanctionner les salariés qui travaillent » et voit dans cette mesure une nouvelle façon de taxer le travail pour des motifs budgétaires.
Selon l’organisation syndicale, cette décision s’inscrit dans une logique pénalisante pour les travailleurs. Le SNB/CFE-CGC estime que « ce type de loi n’a qu’un but : continuer à taxer ceux qui travaillent pour masquer la mauvaise gestion des politiques qui nous gouvernent ». La suppression de cet avantage, symbolique pour de nombreux employés, est ainsi interprétée comme un mauvais signal envoyé au monde du travail, dévalorisant la fidélité et l’engagement professionnel.
Un précédent en octobre 2025
Le SNB/CFE-CGC rappelle que cette mesure n’est pas sans rappeler une précédente tentative du gouvernement de taxer les avantages sociaux. En octobre 2025, un projet visait à imposer une taxe de 8 % sur les tickets-restaurant, les chèques-vacances et d’autres avantages similaires offerts au personnel. Face à la mobilisation du SNB et d’autres acteurs du secteur, cette proposition avait finalement été retirée. Le syndicat reste donc vigilant face à ce qu’il considère comme des attaques répétées contre le pouvoir d’achat et la reconnaissance des salariés.
Le Syndicat National de la Banque et du Crédit (https://www.snb-services.com/) est une organisation affiliée à la CFE-CGC, représentant les salariés du secteur bancaire et financier.


