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PARIS : Fintech – Bitpanda lance une offre boursière…

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PARIS : Fintech – Bitpanda lance une offre boursière inédite avec Christoph Waltz

Michel Menigoz, Directeur Général Adjoint chez Sanso Longchamp AM, livre ce mercredi une analyse nuancée des valorisations boursières mondiales pour démontrer que la cherté apparente des actions ne doit pas occulter les dynamiques fondamentales propres à chaque marché.

En ce début d’année 2026, une antienne revient avec insistance dans les salles de marché et les notes d’analyse : « les actions sont chères ». Si cette formule a le mérite de la simplicité, elle manque souvent de profondeur pour guider efficacement les décisions d’investissement. C’est le constat dressé par Michel Menigoz, Directeur Général Adjoint de la société de gestion Sanso Longchamp Asset Management, qui invite à dépasser les raccourcis anxiogènes.

Pour l’expert, se fier uniquement au niveau de valorisation est une erreur stratégique. « La valorisation n’est ni un verdict, ni un outil de timing fiable », explique-t-il dans sa dernière tribune. L’histoire boursière récente prouve que le renchérissement des actifs n’est pas synonyme de retournement imminent, pour peu qu’il soit soutenu par des fondamentaux économiques solides.

États-Unis : une prime justifiée par la croissance

Le marché américain, véritable boussole mondiale, cristallise ces inquiétudes. Avec un ratio cours sur bénéfices prévisionnel (forward P/E) situé autour de 22, l’indice S&P 500 évolue au-dessus de ses moyennes historiques. Pour autant, Michel Menigoz refuse de parler d’excès irrationnel.

Cette prime de valorisation est la contrepartie d’attentes élevées en matière de croissance bénéficiaire, des attentes que les entreprises américaines ont jusqu’ici réussi à valider par leurs résultats. La dynamique reste solide, mais l’exigence est totale. « Aux États-Unis, le prix de l’excellence est élevé, et la sanction rapide en cas de faux pas », prévient l’analyste, soulignant une sensibilité maximale aux éventuelles déceptions.

Europe : une décote qui se réduit

De l’autre côté de l’Atlantique, la situation diffère sensiblement. L’Europe affiche un forward P/E proche de 15, matérialisant une décote d’environ 30 % face aux États-Unis. Si l’écart reste significatif, il s’est nettement réduit par rapport au début d’année, où il dépassait les 40 %.

Selon Sanso Longchamp AM, le Vieux Continent ne peut plus être considéré uniquement comme un pari « bon marché ». La normalisation des multiples observée en 2025 change la donne. Désormais, le potentiel boursier européen repose sur un défi précis : « la capacité des entreprises à préserver leurs marges dans un environnement économique en amélioration ». La décote n’est plus un acquis, elle doit être justifiée par la performance opérationnelle.

Le Japon et les Émergents : des opportunités à saisir

L’analyse met en lumière deux zones géographiques particulièrement attractives en termes relatifs : le Japon et les marchés émergents.

L’archipel nippon présente un équilibre jugé favorable, avec un forward P/E de 16,5 et des catalyseurs structurels puissants. L’amélioration de la gouvernance d’entreprise et une meilleure discipline dans l’allocation du capital soutiennent un mouvement de revalorisation (re-rating) qui semble loin d’être achevé.

Quant aux marchés émergents, ils affichent la décote la plus marquée (près de 40 % face aux USA) avec un multiple de 13,4. Cependant, Michel Menigoz met en garde contre une lecture monolithique de cette zone. La dispersion y est extrême, entre une Inde aux valorisations tendues et d’autres marchés profondément sous-évalués. « Ici plus qu’ailleurs, la sélection est la clé », insiste l’expert, citant la qualité des bénéfices et la discipline financière comme critères déterminants.

L’analyse fondamentale avant tout

En conclusion, affirmer que les marchés sont chers relève d’une généralisation peu utile pour l’investisseur. Ce sont la croissance des bénéfices, la macroéconomie et les flux qui dictent les cycles, bien plus que les multiples boursiers isolés. Dans ce contexte, la nuance reste « souvent plus rentable que la peur ».

Sanso Longchamp Asset Management (https://sanso-longchamp.com) est une société de gestion née de la fusion entre Sanso Investment Solutions et Longchamp Asset Management. Figurant parmi les 30 premiers gestionnaires indépendants français avec plus de 3 milliards d’euros d’encours, elle propose des solutions d’investissement sur mesure avec un fort engagement pour l’Investissement Socialement Responsable (ISR).