PARIS : Fin de vie – Une proposition de loi sénatoria…
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PARIS : Fin de vie – Une proposition de loi sénatoriale ouvre la voie à un référendum
La Fondation Lejeune mobilise les citoyens pour soutenir une proposition de loi sénatoriale et obtenir un référendum sur la question de la fin de vie.
Dans le cadre du débat sociétal sur la fin de vie, la Fondation Jérôme Lejeune lance un appel à la mobilisation citoyenne pour soutenir une initiative parlementaire visant à soumettre la question de l’euthanasie à un référendum. L’organisation s’appuie sur une proposition de loi déposée au Sénat le 7 avril dernier, qui pourrait, selon elle, changer la trajectoire du calendrier législatif actuel.

Une proposition de loi pour clarifier le débat
Au cœur de cette nouvelle étape se trouve la proposition de loi n°510 (2025-2026), enregistrée à la présidence du Sénat le 7 avril 2026.
Porté par le sénateur Francis Szpiner, le texte se distingue par sa concision et sa clarté, avec un article unique affirmant que « la provocation active de la mort » ne peut être considérée comme un soin.
Pour la Fondation Jérôme Lejeune, l’objectif de ce texte est double. D’une part, il vise à poser une définition claire qui distingue l’acte de soigner de celui de donner la mort. D’autre part, et c’est le point central de sa démarche, cette proposition de loi pourrait enclencher la procédure de référendum d’initiative partagée, prévue par la Constitution. Cette voie permettrait, si elle recueille suffisamment de soutiens parlementaires puis populaires, de consulter directement les Français sur cette question éthique majeure.
Redonner la parole aux Français
La fondation, connue pour ses positions contre l’euthanasie, voit dans ce mécanisme une opportunité de sortir d’un débat qu’elle juge « précipité ».
Selon elle, le recours au référendum permettrait de « redonner la parole aux Français » et « d’élever ce débat au niveau qu’il mérite ».
L’organisation insiste sur la gravité de l’enjeu : « Sur un sujet aussi grave, donner la mort ou protéger la vie, il est juste que le peuple tranche », peut-on lire dans sa communication.
Cette démarche s’inscrit également dans une temporalité politique plus longue. En initiant ce processus, les opposants à la légalisation de l’euthanasie espèrent que le débat s’invitera dans la prochaine campagne présidentielle, obligeant ainsi les candidats à se positionner de manière explicite sur le sujet.
Mobilisation citoyenne avant le 22 avril
Pour que la proposition de loi puisse déclencher le processus référendaire, elle doit obtenir un nombre significatif de co-signatures de la part des parlementaires. La Fondation Jérôme Lejeune appelle donc les citoyens à contacter leur député avant la date limite du 22 avril 2026.
L’organisation incite les signataires de sa pétition « Euthanasie : ne nous laissons pas abattre ! » (https://stop-euthanasie.fr/) et plus largement tous les citoyens à écrire à leurs élus.
Elle propose un texte type à leur adresser : « Sur un sujet aussi grave que la fin de vie, je vous demande de soutenir en la co-signant la proposition de loi n°510 déposée par le sénateur Francis Szpiner et toute démarche permettant aux Français de s’exprimer par référendum ».
Un outil en ligne a été mis en place pour faciliter cette prise de contact (https://elus.toutmaispasca.org/ecrire).
La fondation estime que rien n’est encore joué et que cette initiative parlementaire représente une chance de « sortir d’un passage en force et de remettre la décision entre les mains des Français ».
Pour une analyse détaillée de la proposition de loi, la fondation renvoie vers une publication sur le site Gènéthique (https://genethique.org/fin-de-vie-une-proposition-de-loi-pour-soumettre-la-question-a-referendum/).
La Fondation Jérôme Lejeune (https://fondationlejeune.org/) poursuit ainsi son engagement sur les questions de bioéthique et de fin de vie.
via Press Agence.


