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PARIS : Filière Liège – Le Comité National du Liège voit le jour pour affirmer la souveraineté française
Le Comité National du Liège est créé pour fédérer la filière française, de la forêt au recyclage, et renforcer sa souveraineté industrielle.
La filière française du liège se dote d’une nouvelle structure de représentation. Vingt-quatre organisations, allant des propriétaires forestiers aux industriels de pointe, ont annoncé la création du Comité National du Liège (CNL). Cette initiative, qui s’inscrit dans la dynamique des Assises Nationales de la Forêt et du Bois de 2021, a tenu sa première réunion le 22 avril dernier à Paris avec un objectif clair : offrir à la filière subéricole française une voix unifiée, transversale et souveraine.
Une réponse à une représentation jugée insuffisante
La naissance du CNL est le fruit d’une volonté collective de structurer un secteur stratégique. L’initiative a été portée par trois acteurs majeurs de leurs régions respectives : Serra Liège pour la Corse, DIAM Bouchage pour les Pyrénées-Orientales, et Forêt Modèle de Provence. Selon les fondateurs, cette création répond à un besoin d’alternative à la Fédération Française du Liège, qu’ils décrivent comme un cercle fermé paradoxalement détenu par des intérêts portugais et peu enclin à accueillir de nouvelles entreprises françaises. Le CNL se positionne donc comme un interlocuteur ouvert, désireux de représenter l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur : de la gestion des suberaies à la collecte et au recyclage des produits usagés, en passant par la transformation industrielle.
Trois chantiers prioritaires pour l’avenir
Le Comité National du Liège a défini une feuille de route ambitieuse articulée autour de trois axes stratégiques, considérés comme essentiels pour la transition écologique et l’indépendance économique du pays.
Le premier chantier concerne la gestion forestière et la résilience. Le CNL entend relancer l’entretien et la valorisation des suberaies françaises, principalement situées en Provence, en Corse, en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine. Cet effort vise non seulement à garantir un approvisionnement local en matière première, mais aussi à renforcer la lutte contre les incendies et à favoriser la biodiversité dans ces écosystèmes fragiles.
Le second axe est celui de la souveraineté industrielle et de l’innovation. Le comité soutiendra l’implantation d’unités de transformation compétitives sur le territoire français. L’objectif est de développer les usages du liège au-delà du traditionnel bouchon, en explorant ses applications à forte valeur ajoutée dans des secteurs d’avenir comme le bâtiment (BTP), l’aérospatial, la défense ou encore le nautisme.
Enfin, le troisième pilier est dédié à l’économie circulaire. Le CNL ambitionne de structurer une boucle nationale de collecte et de valorisation du liège usagé. Cette démarche vise à transformer ce qui est aujourd’hui un déchet en une ressource industrielle pérenne, créant ainsi un modèle économique vertueux et durable.
Une gouvernance fédératrice
Le nouveau comité se veut un pont entre les différents acteurs : propriétaires et exploitants forestiers, tissu industriel, centres de recherche et développement, et spécialistes du recyclage. L’une des structures à l’initiative du projet, l’association Forêt Modèle de Provence (https://www.foretmodeleprovence.fr/), œuvre déjà activement à la valorisation du patrimoine forestier régional, notamment à travers son programme Chêne Liège (https://www.cheneliege.fr/). En fédérant ces énergies, le Comité National du Liège aspire à devenir l’interlocuteur de référence auprès des pouvoirs publics pour construire l’avenir de la filière française du liège.
*Contact : comitenationalduliege@gmail.com*
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

