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PARIS : Fête des Mères – Max BAUER : « Les fleurs, ca…

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PARIS : Fête des Mères – Max BAUER : « Les fleurs, cadeau plébiscité avec un budget en hausse »

Une étude VALHOR et FranceAgriMer confirme l’engouement pour les fleurs à la Fête des Mères, avec un budget moyen par foyer en nette hausse.

À l’approche de la Fête des Mères, qui sera célébrée cette année le dimanche 31 mai, les fleurs et les plantes s’imposent une nouvelle fois comme le cadeau incontournable pour des millions de Français. Loin d’être un simple geste, offrir un bouquet ou une plante est une tradition profondément ancrée, dont l’impact affectif et économique est confirmé par une récente étude menée par l’institut KANTAR pour le compte de VALHOR, l’interprofession française de l’horticulture, et de FranceAgriMer, l’Établissement national des produits de l’agriculture et de la mer.

Une célébration aux origines lointaines

« Si la Fête des Mères est aujourd’hui un rendez-vous familial et commercial majeur, ses racines plongent loin dans l’histoire. Dès l’Antiquité, les Grecs et les Romains organisaient des cultes en l’honneur de figures maternelles divines comme Rhéa ou Cybèle. Plus près de nous, la tradition anglaise du « Mothering Sunday » préfigurait déjà cet hommage annuel. C’est cependant au début du 20ème siècle que la fête prend sa forme moderne, sous l’impulsion de l’Américaine Anna Marie Jarvis en 1908.

En France, l’idée d’une journée dédiée aux mères est évoquée par Napoléon dès 1806, mais il faut attendre les années 1920 pour voir apparaître les premières célébrations structurées. La journée est officiellement instituée en 1941, avant d’être définitivement inscrite dans le calendrier républicain par la loi du 24 mai 1950, consacrant son statut de moment privilégié pour exprimer sa reconnaissance et son affection », explique Max Bauer, syndicaliste agricole du Var.

Le budget des Français en nette augmentation

Max Bauer ajoute : « L’étude KANTAR, réalisée auprès d’un panel représentatif de 7 000 foyers, dresse un portrait précis des habitudes de consommation pour cet événement. Les données de 2025 révèlent que 2,2 millions de foyers ont acheté des végétaux pour l’occasion, générant un chiffre d’affaires total de 61,8 millions d’euros. Ce montant est en légère progression par rapport aux 60,9 millions d’euros dépensés en 2024.

L’indicateur le plus marquant de cette édition est la hausse significative du budget moyen par foyer acheteur, qui a bondi à 16,80 €, contre 13,80 € l’année précédente. Cette augmentation témoigne d’une volonté d’offrir des cadeaux plus conséquents ou de meilleure qualité. Les fleurs coupées restent reines, représentant 63 % des sommes dépensées, tandis que les plantes d’intérieur ou d’extérieur captent 33 % du marché ».

Le fleuriste, commerçant de confiance pour un achat d’émotion

Lorsqu’il s’agit de choisir le présent végétal idéal, les Français font majoritairement confiance aux artisans spécialisés. Le fleuriste demeure le circuit d’achat largement privilégié, concentrant 46 % des dépenses totales. Ce chiffre confirme le rôle central de ces commerces de proximité, dont le conseil et le savoir-faire sont particulièrement appréciés pour un achat aussi symbolique. Les jardineries arrivent en deuxième position avec 19 % des dépenses, suivies par la grande distribution qui représente 14 % du marché.

Un pilier économique pour l’horticulture française

« Au-delà de la tradition, la Fête des Mères constitue un enjeu économique vital pour toute la filière horticole nationale. Cet événement stimule l’activité des producteurs, des grossistes et des détaillants à travers le pays. Choisir des fleurs produites en France devient alors un acte de soutien à une économie locale et à des emplois non délocalisables.

Dans ce domaine, le département du Var se distingue comme le leader incontesté. À lui seul, il fournit plus de 40 % des fleurs coupées commercialisées en France, ce qui en fait le premier pôle de production national. Offrir un bouquet de fleurs varoises, c’est donc non seulement faire plaisir à sa maman, mais aussi contribuer activement à la vitalité de l’agriculture française », conclut le syndicaliste agricole varois.

via Press Agence.