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PARIS : Eva Jospin à la Galleria Continua, les trompe-l’œ…

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PARIS : Eva Jospin à la Galleria Continua, les trompe-l’œil en symphonie

La Galleria Continua accueille pour la première fois l’artiste Eva Jospin.

Depuis quinze ans, Jospin façonne le carton avec une maîtrise inégalée, inscrivant son nom parmi les grands de l’art contemporain français. Son exploration du trompe-l’œil, technique artistique ancestrale visant à tromper la perception visuelle, nous offre une expérience immersive inédite.

Telle une alchimiste des matières, Eva Jospin manipule le carton pour créer des paysages forestiers et architecturaux d’une complexité fascinante. À travers des œuvres récentes et inédites, l’exposition dévoile une diversité de techniques et de formes. Ses célèbres forêts en carton côtoient des dessins, broderies et bronzes, chaque pièce révélant une facette différente de son univers artistique. Cette multitude de techniques rappelle non seulement la richesse des traditions artistiques mais aussi leur réinvention contemporaine.

L’artiste puise son inspiration dans des sources variées, mêlant contes mythologiques et représentations artistiques de toutes les époques. Ses œuvres nous entraînent dans des jardins de la Renaissance, des nymphées et des grottes antiques, nous invitant à la contemplation et à la rêverie. Le titre de l’exposition, « Tromper l’œil », fait écho à cette volonté de jouer avec les perceptions, offrant aux visiteurs une scène où l’artifice se révèle progressivement, où l’œil s’égare et s’émerveille.

Le carton, matière humble et industrielle, devient sous les mains de Jospin un support de raffinement extrême. Chaque couche, chaque découpe, chaque détail minutieux transforme le matériau en roche, en lianes, en architectures éphémères. Sa pièce maîtresse, le Promontoire, s’érige tel un chef-d’œuvre de compagnonnage, démontrant une virtuosité technique et une imagination sans bornes.

En parallèle à ces sculptures majestueuses, les œuvres brodées de Jospin témoignent d’une délicatesse et d’une profondeur narrative singulières. La salle des broderies du Palais Colonna de Rome, découverte lors de sa résidence à la Villa Médicis, et les influences des Nabis et d’Édouard Vuillard se reflètent dans ses créations textiles, où l’entrelacs des fils crée des motifs d’une richesse infinie. Les dessins, souvent précurseurs de ses broderies, sont des œuvres à part entière, annonçant la densité des textures à venir.

SOURCE : Arts in the City.