PARIS : Étude OpinionWay et Bolt – État des lieux de…
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PARIS : Étude OpinionWay et Bolt – État des lieux de la sécurité des femmes dans les transports la nuit
La mobilité des femmes s’arrête là où la peur commence.
Une nouvelle étude cartographie le poids de l’insécurité la nuit.
Les enseignements clés de l’étude :
- La sécurité avant tout : C’est le critère de choix n°1 pour 61% des femmes la nuit, écrasant la rapidité (13%) ou le prix (7%).
- Renoncement : Près d’une femme sur deux (46%) a déjà renoncé à une sortie faute de moyen de transport sûr. Ce chiffre grimpe à 65% chez les 18-24 ans.
- Évitement : 49% des femmes ont déjà évité un mode de transport par peur. Les transports en commun (72%) et la marche (50%) sont les premiers concernés.
- Charge mentale : 65% des utilisatrices adaptent leur tenue vestimentaire avant de prendre les transports en commun la nuit pour sortir.
- Incidents : Si le taxi et le VTC sont perçus comme des refuges, 61% des utilisatrices y ont tout de même déjà ressenti de l’insécurité.
Une enquête représentative menée par OpinionWay pour Bolt révèle comment l’impératif de sécurité façonne les nuits des Françaises. Évitement des transports, stratégies de défense et renoncement aux sorties : pour près d’une femme sur deux, l’absence de solution de retour sécurisée est un frein à la liberté de mouvement.
Une nouvelle étude réalisée auprès de 1 033 femmes en France montre à quel point les préoccupations sécuritaires dictent la mobilité nocturne dans l’hexagone. De nombreuses femmes évitent certains modes de transport, modifient leur tenue ou limitent leur vie sociale, non par choix, mais par contrainte. Ces résultats appellent à une meilleure prise en compte de la perspective féminine dans la mobilité urbaine.
La sécurité : Le facteur décisionnel absolu.
Pour une large majorité des femmes interrogées (61%), la sécurité est le critère unique le plus important pour décider comment rentrer chez elles le soir – loin devant la rapidité (13%), la disponibilité (10%) ou le prix (7%). Cependant, une fracture générationnelle inquiétante apparaît : chez les 18-24 ans, la contrainte budgétaire pèse deux fois plus lourd que la moyenne (12% contre 7%), les obligeant parfois à arbitrer entre leur sécurité et leur portefeuille.
L’espace public la nuit : Une perception inégale de la sécurité.
Si les villes françaises sont connectées, le sentiment de sécurité y reste fragile une fois la nuit tombée.
- Le système D avant tout : Conséquence directe de cette recherche de sécurité, le premier réflexe nocturne n’est pas un service de transport, mais la sphère privée : 37% des femmes comptent sur leurs proches pour rentrer.
- Défiance envers les transports en commun : 66% des utilisatrices ne s’y sentent pas en sécurité la nuit.
- Stress engendré : 43 % des répondantes déclarent avoir déjà ressenti une réaction émotionnelle forte (stress, pleurs, panique, colère…) liée à un sentiment d’insécurité lors d’un déplacement.
Pour beaucoup, ces inquiétudes modifient radicalement les choix de mobilité : 49% des femmes ont déjà délibérément évité un mode de transport par peur. Les plus évités sont les transports en commun (72%) et la marche à pied (50%).
La charge mentale de la mobilité nocturne.
Le sentiment d’insécurité ne s’arrête pas à la planification de l’itinéraire ; il se traduit par des rituels de sécurité devenus une seconde nature. Parmi les femmes qui rentrent seules, 93% mettent en place des stratégies.
- Elles empruntent des rues plus fréquentées (51%) ou plus éclairées (49%).
- Elles téléphonent à un proche (38%) ou gardent leurs clés/spray à la main (27%).
- Elles prennent un taxi ou VTC au lieu d’un autre mode transport (21%)
- Elles partagent leur localisation en temps réel (15%)
Même l’habillement fait partie de cette logique de protection : 65% des femmes déclarent changer leur façon de s’habiller lorsqu’elles prennent les transports en commun pour sortir le soir. Ce phénomène est encore plus marqué chez les 18-24 ans. 27% d’entre elles perçoivent le fait d’être « bien habillée » comme un facteur de vulnérabilité.
L’insécurité comme barrière à la participation sociale.
L’un des constats les plus frappants de l’étude est l’impact sur la vie sociale : 46% des femmes ont déjà renoncé à participer à un événement car elles n’avaient pas de moyen sûr pour rentrer. Chez les jeunes femmes (18-24 ans), ce chiffre grimpe à 65%. Cela suggère que la sécurité la nuit n’est pas seulement un sentiment personnel, mais une condition préalable à l’égalité d’accès à la vie publique.
Transports individuels : Un sentiment de sécurité élevé mais nuancé.
Face à la défiance envers l’espace public (rue, métro), le transport individuel apparaît comme une solution de repli. Le sentiment de sécurité y est élevé : 83% pour le taxi et 64% pour le VTC, contre 34% dans les transports en commun.
Cependant, l’étude souligne que ces espaces clos ne sont pas exempts de risques. 61% des utilisatrices y ont vécu une situation d’insécurité. Outre la conduite dangereuse (28%), les comportements déplacés sont pointés du doigt : regards insistants (21%), itinéraires non respectés (17%) ou conversations déplacées (16%). Les jeunes femmes (18-24 ans) sont particulièrement ciblées, signalant trois fois plus de « regards insistants » ou de “remarques sur leur apparence” que la moyenne.
Réduire le fossé : Ce qui rassure les femmes.
Il existe un consensus fort : 76% des femmes estiment avoir besoin de dispositifs de sécurité spécifiques en ville.
Dans ce contexte, les plateformes de mobilité ont un rôle clé à jouer. Les femmes interrogées identifient clairement les solutions qui renforcent leur sentiment de sécurité :
- Technologie : Le bouton SOS (84% d’efficacité perçue) et le partage de trajet (78%) sont plébiscités.
- Humain : 72% des femmes se disent soulagées lorsque leur chauffeur est une femme. Bien que l’option « Women for Women » (catégorie réservée aux femmes) soit validée par 79% des répondantes , son usage est freiné principalement par le manque de disponibilité des chauffeurs femmes (24%).
« Nous voyons cette étude comme un miroir et un mandat », déclare Julien Mouysset, Directeur Général de Bolt France.
« Un miroir, car elle reflète une réalité où la liberté de mouvement des femmes reste conditionnelle. Et un mandat, car la technologie peut aider – du partage de trajet à la mise en avant de l’option « Women for Women ». La sécurité ne devrait jamais dépendre de la chance, ni du budget ».
Un appel commun pour des nuits plus sûres.
Les résultats soulignent une mission commune : reconnaître la sécurité comme une condition sociale indispensable. Alors que 76% des femmes réclament des dispositifs spécifiques, Bolt continuera d’investir pour rendre la mobilité plus sûre (vérification des chauffeurs, fonctionnalités d’urgence) et pour féminiser la profession, répondant ainsi au frein principal de l’option dédiée aux femmes : sa disponibilité.
« La sécurité n’est pas seulement une question de transport, c’est une question de liberté », conclut Julien Mouyeket.
« Chaque femme devrait pouvoir rentrer chez elle sereinement, peu importe l’heure, le trajet ou sa tenue ».
Méthodologie.
Sondage OpinionWay pour Bolt réalisé du 14 au 19 novembre 2025 auprès d’un échantillon de 1 033 femmes, représentatif de la population française féminine âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.
À propos de Bolt
Bolt est une plateforme de mobilité partagée présente dans plus de 50 pays et 600 villes, proposant des services de mobilité à plus de 200 millions d’utilisateurs. L’entreprise cherche à accélérer la transition des voitures particulières vers la mobilité partagée, en offrant de meilleures alternatives pour chaque cas d’utilisation.
Les produits proposés par la société comprennent :
- Le VTC et le taxi
- La location de vélos et trottinettes électriques partagées
- Bolt Food, la livraison de repas préparés par des restaurants
- Bolt Market, notre service de livraison de produits d’épicerie
- Bolt Drive, service d’autopartage
- Bolt Business, service de mobilité pour les entreprises
La location de trottinettes et vélos partagés, Bolt Market, Bolt Food et Bolt Drive ne sont pas encore disponibles en France mais connaissent déjà un important succès dans plusieurs villes et pays d’Europe et d’Afrique.