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PARIS : Étude IPSOS – 6 actifs sur 10 se sentent livr…

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PARIS : Étude IPSOS – 6 actifs sur 10 se sentent livrés à eux-mêmes face à l’IA

Une étude IPSOS révèle que 6 actifs sur 10 se sentent livrés à eux-mêmes face à l’IA.

Deux ans et demi après le lancement de ChatGPT, une étude IPSOS met en lumière le manque de soutien des entreprises face à l’IA.

Deux ans et demi après le lancement de ChatGPT, IPSOS dévoile les résultats d’une étude inédite sur la façon dont les actifs utilisent, se forment et perçoivent l’intelligence artificielle (IA). Un chiffre interpelle tout particulièrement : 6 actifs sur 10 se sentent livrés à eux-mêmes face à l’IA. Ils sont en effet 64 % à pointer le manque de soutien de leur entreprise face à l’IA.

Des utilisateurs divisés face à l’IA

L’étude met en lumière deux profils d’utilisateurs. D’un côté, les « early adopters » (environ 11 % d’utilisateurs réguliers et 30 %d’utilisateurs ponctuels parmi les actifs français) perçoivent des bénéfices concrets et s’emparent activement de ces outils. 62 %des 18-34 ans et 94 % des utilisateurs réguliers estiment ainsi que l’IA améliore leur efficacité au quotidien. Ces profils font partie des 26 % à se dire totalement à l’aise avec l’IA.

En parallèle, une partie des actifs adopte une posture plus attentiste et avoue avoir du mal à suivre le rythme : 28 % des actifs déclarent se sentir dépassés par les transformations liées à l’IA. Un ressenti plus fréquent chez les salariés les plus âgés et les employés.

Une envie de comprendre l’IA

La majorité (70 %) souhaite mieux comprendre l’IA. Ce désir de compréhension est encore plus marqué chez les travailleurs sur ordinateur (74 %) et les cadres supérieurs (78 %). Cette volonté vient peut-être en partie de l’impact perçu et anticipé de l’IA sur les métiers puisque la moitié des actifs (49 %) estime que l’IA a déjà transformé ou va transformer leur métier dans un futur proche.

Le Shadow IT en progression

L’encadrement reste insuffisant : seuls 25 % ont été formés. Plus inquiétant : 30 % affirment que leur entreprise leur laisse la liberté d’utiliser les outils de leur choix et 28 % déclarent utiliser leurs propres outils sans nécessairement en informer leur entreprise. « Ce constat met en évidence un manque de clarté dans la gestion de l’IA en entreprise, avec à la clé des risques pour la sécurité et une cohérence des pratiques parfois mise à mal », décrypte Antoine Krajnc, le CEO de Jedha.

« Nous sommes face à un paradoxe : les entreprises intègrent l’IA à leurs outils, mais laissent leurs collaborateurs se débrouiller seuls. L’enjeu pour les organisations est double : non seulement intégrer l’IA dans leurs processus, mais aussi et surtout, former et préparer leurs équipes à ces nouvelles technologies pour en tirer pleinement parti tout en apaisant les craintes », souligne Antoine Krajnc.

Une demande de formation urgente

Les actifs français expriment une réelle envie de se former. La majorité des actifs (81 %) sont en effet convaincus qu’il est possible d’apprendre à mieux utiliser l’IA, une conviction d’autant plus forte chez les cadres supérieurs (87 %). 67 % des actifs pensent qu’il est urgent que les entreprises forment leurs salariés aux enjeux de l’IA.

« Cette demande souligne un décalage important entre les besoins perçus par les employés et les actions mises en place par les entreprises », complète Antoine Krajnc.

Des formats de formation adaptés

La majorité (43 %) préfère une formation intégrée au temps de travail, flexible et en ligne. Le format idéal reste court : en moyenne 3h20 par mois. 34 % veulent pouvoir avancer à leur rythme. Peu sont prêts à suspendre leur emploi pour se former (27 %), sauf chez les 18-34 ans (34 %), plus sensibilisés aux métiers émergents de l’IA.

« Ce que demandent les salariés, ce sont des formats courts, flexibles, intégrés à leur emploi du temps. La balle est dans le camp des employeurs et des organismes de formation car la motivation est vraiment là », ajoute Antoine Krajnc.

À propos de l’étude

Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1000 actifs (hors agriculteurs) Français âgés de 18 à 65 ans. Cet échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge et de région. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne via la plateforme Ipsos Digital du lundi 28 mai au dimanche 2 juin 2025.