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PARIS : Épargne – Le rêve de devenir rentier se heurt…

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PARIS : Épargne – Le rêve de devenir rentier se heurte à la réalité financière

Une enquête dévoilée cette semaine révèle que si 62 % des Français aspirent à vivre de leurs placements, la méconnaissance des mécanismes financiers et l’absence de planification rendent cet objectif illusoire pour la majorité d’entre eux.

Vivre de ses rentes sans avoir à travailler reste un fantasme tenace dans l’Hexagone, mais le fossé entre le désir et la mise en œuvre pratique demeure béant. C’est le constat dressé par une étude publiée hier, mardi 20 janvier 2026, par Yomoni, leader de la gestion d’épargne en ligne. Si l’idée de l’indépendance financière séduit près de deux tiers de la population, la réalité économique et le manque de culture financière freinent considérablement ces ambitions.

Un idéal perçu comme inaccessible.

Les chiffres sont éloquents : 62 % des sondés rêvent de vivre de leurs placements. Cependant, ce rêve est teinté de pessimisme, puisque 44 % des Français considèrent ce statut comme « impossible » ou réservé à une élite. Dans l’imaginaire collectif, le rentier incarne la liberté totale (56 %), mais reste fortement associé à l’héritage ou à un capital de départ conséquent (45 %).

Tom Demaison, directeur de la communication de Yomoni, analyse ce paradoxe : « Le rêve de devenir rentier est largement partagé, mais il reste encore très peu préparé. Beaucoup de Français aspirent à l’indépendance financière sans avoir les repères, les outils ou la visibilité nécessaires pour s’en rapprocher concrètement ».

Un manque criant de culture financière.

L’étude met en lumière une lacune structurelle : la faiblesse des connaissances financières. 63 % des interrogés avouent mal ou très mal comprendre le fonctionnement des placements, notamment les notions de rendement, de risque ou d’intérêts composés.

Ce manque de maîtrise se traduit par une absence de planification. 37 % des Français n’ont jamais effectué le moindre calcul pour estimer ce que leur épargne actuelle pourrait générer sur le long terme. Plus inquiétant pour la concrétisation de ce projet, 27 % déclarent ne rien épargner, ou presque, chaque mois.

Pour pallier ce déficit d’information, Yomoni a mis en ligne un tableau pédagogique permettant d’estimer l’effort d’épargne nécessaire (https://blog.yomoni.fr/devenir-rentier-combien-comment/).

Le mirage du million d’euros.

Lorsqu’il s’agit de chiffrer ce rêve, les attentes sont élevées. Pour une majorité de répondants, vivre durablement de ses placements nécessite un capital compris entre 1 et 2 millions d’euros. Quant aux revenus espérés pour cesser totalement de travailler, 35 % des sondés estiment qu’il leur faudrait plus de 3 000 euros nets par mois.

Face à ces montants qui peuvent sembler vertigineux, une alternative émerge : le statut de « semi-rentier ». Cette option, qui consiste à réduire son temps de travail grâce à des revenus complémentaires issus du patrimoine, apparaît comme plus crédible. Pour 42 % des Français, un revenu mensuel de 1 800 à 2 500 euros serait suffisant pour franchir le pas vers ce temps partiel choisi.

Méthodologie et contexte.

Ces données sont issues d’une enquête menée en janvier 2026 auprès de 3 703 personnes représentatives de la population française. Yomoni (https://www.yomoni.fr/), société spécialisée dans la gestion d’actifs numériques, cherche à travers ce type d’étude à démocratiser l’accès à l’investissement long terme.