PARIS : Environnement – Ostreya et MPH Hygiène struct…
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PARIS : Environnement – Ostreya et MPH Hygiène structurent la première filière circulaire des essuie-mains
Ostreya et MPH Hygiène structurent la première filière nationale de recyclage des essuie-mains pour transformer ce déchet en ressource stratégique.
Dans le secteur industriel, la gestion des déchets franchit une nouvelle étape vers l’économie circulaire. Ostreya, société reconnue comme la « conciergerie des 3R » en France, et MPH Hygiène, acteur des solutions d’essuyage professionnel, annoncent ce lundi la structuration d’un partenariat inédit. Ensemble, ils lancent la toute première filière organisée de collecte et de valorisation des essuie-mains en papier. Cette initiative vise à transformer un flux jusqu’ici considéré comme un simple déchet résiduel en un levier de compétitivité et de souveraineté pour l’industrie nationale.
Le point aveugle de la décarbonation
L’initiative part d’un constat environnemental critique : la fin de vie des consommables d’hygiène est souvent le parent pauvre des stratégies de développement durable. Selon les données analysées par les deux partenaires, la gestion de la fin de vie des essuie-mains en papier peut représenter jusqu’à 54 % de leur bilan carbone global (exprimé en CO2e). Ce chiffre élevé s’explique principalement par les méthodes de traitement traditionnelles, où ces produits finissent majoritairement enfouis ou incinérés.
Pour Ostreya et MPH Hygiène, la décarbonation du secteur ne peut plus se limiter aux seuls efforts de production. Elle doit impérativement intégrer l’aval de la chaîne, c’est-à-dire l’organisation rigoureuse de la récupération et de la réintégration des fibres après usage. Ce « flux invisible » recèle un potentiel écologique majeur qui échappait jusqu’à présent aux radars des politiques RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) classiques.
Une boucle vertueuse pour l’industrie française
Concrètement, ce partenariat déploie une boucle circulaire industrielle opérationnelle. L’objectif est de détourner des volumes significatifs de déchets de l’incinération pour les réinjecter dans le circuit productif. Ce processus permet non seulement un gain carbone immédiat, mais transforme également la nature même du déchet. L’essuie-mains usagé devient une matière première secondaire, réintégrée directement dans l’industrie papetière française.
Cette approche permet de réduire le recours à la fibre vierge, préservant ainsi les ressources naturelles tout en soutenant l’outil industriel local. Pour les entreprises clientes, le dispositif promet une optimisation des coûts de traitement ainsi qu’une amélioration notable de la traçabilité et du pilotage de leurs flux de déchets.
Souveraineté matière et performance économique
Au-delà de la performance environnementale, cette collaboration illustre une mutation plus profonde de l’approche industrielle. La gestion des flux d’hygiène s’affirme désormais comme un marqueur de compétitivité. En structurant ce flux spécifique, les deux entités entendent sécuriser les approvisionnements en matière première recyclée.
Réintégrer la matière localement participe au renforcement de la souveraineté des filières françaises, réduisant la dépendance aux importations de matières premières. Piloter finement cette fin de vie devient ainsi un levier de performance économique, prouvant que l’écologie industrielle peut s’aligner avec les impératifs de rentabilité.
Une expertise fondée sur la donnée
Ostreya, qui se positionne comme le premier architecte de cette filière nationale, apporte son expertise en tant que société de services spécialisée dans la gestion, la revalorisation et le recyclage. L’entreprise, qui s’engage à travailler exclusivement avec des recycleurs français, met l’accent sur l’analyse précise de la « data ». Cette approche analytique est présentée comme un enjeu clé pour les clients, permettant de sensibiliser efficacement les collaborateurs aux gestes de tri et d’optimiser les taux de valorisation.
Le groupe, qui intègre également une dimension sociale via sa filiale Aquarys (certifiée de l’Économie Sociale et Solidaire) et une entreprise adaptée, confirme avec ce projet sa mission de faire évoluer l’écosystème du recyclage par des solutions agiles et innovantes.

