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PARIS : Entrepreneuriat – La Fondation Entreprendre publie 10 recommandations pour booster l’impact sociétal

S’appuyant sur les conclusions de son nouvel Observatoire, la Fondation Entreprendre avance dix propositions concrètes pour faire de la création d’entreprise un véritable levier d’intérêt général.

L’entrepreneuriat ne doit plus être réduit à sa seule dimension de profit financier. C’est le message fort porté par la Fondation Entreprendre qui a dévoilé, en ce début d’année 2026, une feuille de route ambitieuse destinée aux pouvoirs publics et aux acteurs économiques. Cette initiative fait suite au lancement, le 9 décembre dernier, de l’Observatoire de l’utilité d’entreprendre, un outil inédit croisant les regards de plus de 1 500 entrepreneurs, acteurs associatifs et citoyens français.

Identifier les freins pour mieux les lever.

L’analyse des données du baromètre a permis de mettre en lumière douze obstacles majeurs qui brident actuellement le potentiel social et territorial des entreprises. Le constat est clair : la vision actuelle de l’entrepreneuriat reste trop restrictive.

« Des acteurs publics réduisent souvent le sujet à une démarche individuelle centrée sur la production de valeur économique », souligne le rapport.

Parmi les autres freins identifiés, la Fondation pointe du doigt des instruments de financement inadaptés, souvent fléchés vers des projets à croissance rapide au détriment de l’impact long terme. L’organisation déplore également un cloisonnement des services de l’État et une méconnaissance du rôle crucial joué par les associations qui accompagnent les créateurs d’entreprise, particulièrement dans les territoires isolés.

Trois axes stratégiques de transformation.

Pour dépasser ces blocages, la Fondation Entreprendre formule dix propositions structurées autour de trois piliers. Le premier axe vise une révolution culturelle. Il s’agit de « structurer un référentiel commun » et d’intégrer l’esprit d’entreprendre comme une compétence clé dans les programmes éducatifs. L’objectif est de démontrer l’utilité plurielle de l’entreprise : économique, certes, mais aussi sociale et environnementale.

Le deuxième axe plaide pour une meilleure coordination de l’écosystème. La Fondation recommande de former les décideurs publics à ces enjeux et de soutenir les expérimentations locales. Enfin, le troisième pilier s’attaque au nerf de la guerre : le financement des structures d’accompagnement. La Fondation appelle à sortir de la logique de financement « par projet », jugée trop rigide, pour sécuriser les modèles économiques des associations.

L’entrepreneuriat, vecteur d’intérêt général.

Pour Thibault de Saint Simon, Directeur Général de la Fondation Entreprendre, il y a urgence à changer de paradigme.

« L’entrepreneuriat est un fabuleux vecteur de valeur économique et créateur d’emplois. Mais sa portée va bien au-delà et il dispose d’un potentiel d’impact encore méconnu », affirme-t-il.

Il insiste sur la nécessité de fédérer l’ensemble des parties prenantes : « Grâce à notre Observatoire, nous documentons et démontrons factuellement l’utilité entrepreneuriale au service des individus, de la vitalisation des territoires et de la planète […] Il est urgent de permettre à l’entrepreneuriat de jouer pleinement son rôle d’intérêt général ! ».