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PARIS : Enseignement supérieur – L’IA adoptée par 45% des étudiants, Clermont-Ferrand championne de France

Une nouvelle étude d’Adobe Acrobat révèle que 45% des étudiants français utilisent l’IA, avec de fortes disparités menées par Clermont-Ferrand.

L’intelligence artificielle n’est plus un outil de niche mais une réalité bien ancrée dans le quotidien des étudiants français. Selon un nouveau rapport publié par Adobe Acrobat, près de la moitié d’entre eux (45 %) ont recours à des outils comme ChatGPT ou DeepL pour leurs recherches, la rédaction ou l’édition de leurs travaux. Cette adoption massive transforme en profondeur les méthodes de travail, au point que sept étudiants sur dix déclarent pouvoir terminer un essai en moins de 12 heures.

L’étude, intitulée « L’université : d’hier vs celle d’aujourd’hui », a été menée en février 2026 auprès d’un échantillon de 1 500 étudiants et jeunes diplômés en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Elle dresse un portrait détaillé de l’impact de la technologie sur le parcours universitaire et révèle des différences notables entre les villes françaises.

Clermont-Ferrand, capitale inattendue de l’IA étudiante

Le classement des villes où l’IA est la plus plébiscitée place Clermont-Ferrand en tête, et de loin. Avec un taux d’adoption de 86 %, les étudiants clermontois sont les plus fervents utilisateurs de ces nouvelles technologies, un chiffre huit fois supérieur à celui observé à Nîmes ou au Havre. La ville est suivie par Rennes (67 %) et Montpellier (59 %).

Le palmarès des 15 premières villes est le suivant :

  1. Clermont-Ferrand (86%)
  2. Rennes (67%)
  3. Montpellier (59%)
  4. Lyon (55%)
  5. Brest (54%)
  6. Marseille (54%)
  7. Paris (52%)
  8. Limoges (50%)
  9. Nancy (50%)
  10. Rouen (50%)
  11. Bordeaux (48%)
  12. Grenoble (42%)
  13. Nantes (42%)
  14. Angers (41%)
  15. Reims (41%)

L’étude révèle également des usages spécifiques : si 14 % des étudiants de Clermont-Ferrand utilisent des outils d’édition d’image comme Photoshop, seulement 8 % des Montpelliérains ont recours à des correcteurs orthographiques comme Grammarly. À Rennes, les solutions de partage de fichiers en ligne sont massivement préférées aux outils plus traditionnels pour les travaux de groupe.

Un impact ambivalent sur la qualité du travail et la créativité

L’intégration de l’IA dans les études supérieures n’est pas sans conséquences. Pour 22 % des sondés, la qualité de leur travail s’est considérablement améliorée grâce à une réduction drastique des erreurs. Le gain de temps est le bénéfice le plus cité : 29 % l’attribuent directement à l’IA et 16 % aux outils de traduction instantanée.

Sur le plan de la créativité, les avis sont partagés. Plus d’un cinquième des répondants (21 %) estiment que l’intelligence artificielle a eu un impact positif sur leur production créative. Cependant, un contrepoint se dessine : 15 % craignent au contraire que leur créativité ait diminué, tandis que 15 % admettent être devenus « plus paresseux » face à une information désormais accessible instantanément.

Un fossé générationnel marqué

Le rapport met en lumière une adoption très différente selon l’âge. Près de la moitié des 18-24 ans (47 %) considèrent l’IA comme leur principal outil pour gagner du temps, contre seulement 5 % des plus de 65 ans. De même, près d’un tiers des 18-34 ans (30 % et 28 % respectivement) affirment que la technologie a positivement transformé leur production créative.

Un autre constat intéressant concerne les activités complémentaires (« side hustles »). L’IA semble être un levier économique plus important pour la tranche des 24-35 ans, dont 45 % l’utilisent pour libérer du temps afin d’exercer un travail rémunéré, contre seulement 16 % chez les 18-24 ans.

Pour accompagner cette transition, Adobe met en avant des fonctionnalités intégrées à des solutions comme Adobe Acrobat, qui permettent d’utiliser l’IA pour résumer des cours, extraire des informations clés de documents longs ou encore générer des présentations. Ces outils visent également à simplifier la collaboration sur des fichiers PDF modifiables, que ce soit depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone.

Le rapport complet de l’étude est disponible à l’adresse suivante :

https://www.adobe.com/fr/acrobat/resources/university-now-vs-then.html

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).