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PARIS : Énergie – Le prix du gaz augmente de 5,3 % pour le chauffage dès le mois de mars

Les consommateurs devront faire face à une hausse du prix du gaz en mars 2026, une augmentation de 5,3 % pour le chauffage confirmée par Hello Watt.

La trêve aura été de courte durée pour les ménages français. Après plusieurs mois marqués par une baisse continue des tarifs, la facture de gaz s’apprête à repartir à la hausse à compter du mois de mars 2026. Selon les dernières données publiées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et analysées par le comparateur Hello Watt, le prix repère de vente de gaz naturel s’oriente vers une augmentation significative, touchant l’ensemble des foyers raccordés au réseau, bien que l’impact financier varie selon les usages.

Cette évolution tarifaire marque une rupture nette avec la tendance observée ces derniers mois. Concrètement, le prix repère du gaz augmentera en moyenne de 4,6 % par rapport au mois de février. Dans le détail, les ménages utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude verront le prix du kilowattheure (kWh) passer de 0,1304 € à 0,1357 €, soit une hausse de 4 %. La note sera plus salée pour ceux utilisant cette énergie pour le chauffage, avec un bond de 5,3 %, le prix du kWh passant de 0,0998 € à 0,1051 €.

Une tendance haussière sur le long terme.

Au-delà de cette variation mensuelle, c’est la tendance de fond qui inquiète les observateurs du marché. Cette hausse de 5,3 % s’inscrit dans une envolée structurelle des prix de l’énergie constatée depuis plusieurs années. L’analyse des données sur une période de cinq ans est édifiante : entre mars 2021 et mars 2026, le prix du kWh pour le chauffage a explosé de près de 79 %, passant d’environ 0,0588 € à 0,1051 €.

Ce constat rappelle que, même si les pics de la crise énergétique semblent derrière nous, le coût du gaz pèse désormais beaucoup plus lourd dans le budget des Français qu’avant 2021. Le rebond de mars 2026 met ainsi fin à une parenthèse baissière amorcée en mai 2025. Durant cette période d’accalmie, le prix du kWh avait pourtant reculé de 19,6 % pour le chauffage. Cependant, ce soulagement temporaire a été largement neutralisé par l’augmentation du coût de l’abonnement, qui a subi trois hausses successives en 2025, atteignant jusqu’à +28,8 % pour l’option cuisson et eau chaude. Si le prix de l’abonnement reste stable en mars 2026, sa part fixe demeure élevée, pénalisant particulièrement les petits consommateurs.

Des stocks bas et un hiver rigoureux.

Les raisons de ce retournement de tendance sont à chercher du côté des fondamentaux du marché européen. Cette hausse s’explique principalement par des conditions météorologiques défavorables, avec des températures hivernales particulièrement basses en Europe qui ont soutenu la demande.

Parallèlement, le niveau des réserves de gaz suscite une certaine tension sur les marchés. Les stocks sont nettement plus faibles que l’année précédente à la même époque. En février 2026, le taux de remplissage des réserves européennes atteint seulement 35,2 %, contre 47,2 % en février 2025. Cette différence de douze points crée une pression mécanique sur les prix de gros, qui se répercute inévitablement sur la facture finale des consommateurs.

Un impact concret sur la facture des ménages.

L’impact de cette augmentation sera perceptible pour tous les usagers, mais son ampleur dépendra directement du profil de consommation. La hausse moyenne de la facture oscillera entre 1,2 % et 4,1 % entre février et mars 2026, représentant un surcoût annuel allant de 3 à 64 euros.

Les petits consommateurs, qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson (profil 500 kWh/an), subiront l’impact le plus limité avec une augmentation de 1,2 %, portant leur facture annuelle de 212 € à 215 €, soit une différence de 3 euros. Pour un foyer moyen utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude (4 000 kWh/an), la facture passera de 669 € à 690 € par an, soit une hausse de 21 euros (+3,1 %).

Ce sont logiquement les foyers chauffés au gaz qui seront les plus touchés. Pour une consommation de 12 000 kWh/an, la facture annuelle grimpera de 1 541 € à 1 605 €, représentant une augmentation de 64 euros (+4,1 %).

Les leviers pour amortir le choc.

Face à cette volatilité persistante des prix de l’énergie, plusieurs solutions existent pour tenter de préserver son pouvoir d’achat. Hello Watt (https://www.hellowatt.fr/), spécialiste de la maîtrise de l’énergie, recommande en priorité de faire jouer la concurrence. Comparer son contrat actuel avec les offres du marché reste un levier essentiel pour réduire ses factures.

La souscription à une offre à prix fixe apparaît également comme une stratégie pertinente dans le contexte actuel. Elle permet de geler le tarif hors taxes au niveau le plus bas observé depuis juin 2024, protégeant ainsi le consommateur d’éventuelles futures augmentations. Enfin, pour une réduction plus durable des dépenses, la transition vers la pompe à chaleur est mise en avant. Selon l’Ademe (octobre 2025), remplacer une chaudière gaz par une pompe à chaleur permet de diviser la facture de chauffage par deux, une option d’autant plus attractive que les prix de l’électricité affichent une certaine stabilité, voire une baisse, contrairement au gaz.