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PARIS : En Méditerranée, le groupe aéronaval (GAN) poursu…

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PARIS : En Méditerranée, le groupe aéronaval (GAN) poursuit la mission AKILA

En réaction à l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine, la France a lancé, sous court préavis, la mission AIGLE en Roumanie, confirmant son statut d’allié fiable, crédible et solidaire au sein de l’Alliance.

Elle est composée d’un Multinational Battlegroup dont la France est nation-cadre, d’un système de défense sol-air MAMBA, d’un détachement du génie et d’un élément de soutien national (ESN). Le bataillon dispose de capacités fiables, coordonnées par un élément préfigurateur d’un état-major de brigade interarmes (BFCE). La mission AIGLE comporte également un centre de management de la défense dans la 3ème dimension (CMD 3D) ainsi qu’un escadron de chars Leclerc. L’ensemble de ces moyens interarmes contribue au renforcement de la posture dissuasive et défensive de l’OTAN sur le flanc Est.

Méditerranée centrale

Activités et coopération opérationnelles

En Méditerranée, le groupe aéronaval (GAN) poursuit la mission AKILA. Depuis le 10 mai, la force a achevé la phase OTAN de l’exercice NEPTUNE STRIKE, au terme de 15 jours d’activités opérationnelles intenses au profit de la posture défensive et dissuasive de l’Alliance. Cette activité opérationnelle a développé la capacité du GAN à combattre en mer et vers la terre grâce à plusieurs types d’entraînements menés entre alliés sur le territoire européen. Les Rafale Marine et les Hawkeye ont ainsi mené des raids pour simuler des frappes à terre en Roumanie ou en mer Baltique, appuyé par un MRTT de l’Armée de l’air et de l’espace (AAE) en soutien aux forces alliées.

Les pilotes de chasse français se sont exercés au combat aérien avec leurs homologues et alliés anglais, italiens, grecs, et roumains. Par ailleurs, des tirs de missiles de croisière depuis des frégates et des aéronefs français, ainsi que de l’appui au sol ont été simulés en mer Adriatique en soutien d’une manœuvre amphibie de l’OTAN. Durant NEPTUNE STRIKE, le groupe aéronaval a également perfectionné ses tactiques de défense anti-sous-marines, antinavires et anti-aériennes en réalisant des exercices avec les Task Force turque et espagnole intégrées à l’activité. L’ensemble de la force s’est exercée à neutraliser des drones de surface, depuis les navires ou avec les Rafale du porte-avions. Enfin, cet entraînement a permis de développer la capacité de la force à durer en mer grâce au Bâtiment Ravitailleur de forces Jacques Chevallier qui a ravitaillé en carburant et munitions 12 bâtiment alliés. Le GAN est désormais repassé sous contrôle opérationnel de CECMED et participe à l’exercice italien de grande ampleur MARE APERTO, dont la France a co-organisé le volet de l’exercice baptisé POLARIS. Celui-ci comportera des affrontements dans un scénario de haute intensité aux capacités similaires avec la prise en compte des nouveaux champs et milieux de la conflictualité (espace, cyber, champs informationnel, fonds marins, etc.).

SOURCE : Ministère des Armées.