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PARIS : En Guyane, un projet de restauration écologique sur un ancien site minier

En Guyane française, entre 2020 et 2023, l’étude Valeeco, soutenue par l’ADEME, a cherché à identifier les espèces végétales les plus adaptées à la régénération des sols dégradés d’un ancien site d’extraction d’or.

Avec deux objectifs : reboiser le site et alimenter en bois les filières locales.

Quelle est l’origine du projet ?

Dans le nord de la Guyane française, sur la commune de Roura, un ancien site d’extraction d’or a fait l’objet d’une réhabilitation après plus d’un siècle d’exploitation.
Fermée en 2016, l’exploitation aurifère a bouleversé en profondeur à la fois le paysage et la nature des sols. Le site était en grande partie déboisé et parsemé de trous laissés par les passages répétés des engins d’extraction. Porté par la compagnie minière Boulanger, et certifié dans le cadre du contrat de transition énergétique de Guyane, ce projet a permis de lancer une démarche de restauration écologique de ces sols dégradés. Avec un objectif en toile de fond sur le long terme : assurer un bon rendement de production agricole et sylvicole.

La restauration écologique, ça veut dire quoi ?

Une fois les terrains réhabilités et préparés par la compagnie minière, l’entreprise d’ingénierie écologique locale Solicaz a effectué différentes séries de plantations d’espèces végétales répondant aux attentes des différentes filières : biomasse ligneuse pour l’énergie, espèces forestières pour le bois d’œuvre, espèces fourragères pour l’élevage.
L’objectif était d’associer plusieurs espèces capables de fixer l’azote afin de régénérer progressivement le sol et de permettre à d’autres espèces de venir s’implanter naturellement pour, à terme, reboiser l’ensemble du site.

Pourquoi c’est important pour la Guyane ?

Le reboisement permettra, outre la régénération de ces sols très dégradés, d’alimenter les filières locales en bois-énergie et en bois d’œuvre respectivement pour la centrale biomasse et la scierie situées non loin du site, et en fourrage destiné au bétail pour les agriculteurs locaux. En Guyane, l’utilisation de ces anciens sites miniers est une des pistes de réponse au problème de la disponibilité des terres et permet également de limiter l’emprise foncière croissante sur la forêt.

SOURCE : ADEME INFOS.