PARIS : Emploi public – Le paradoxe français : 8 Fran…
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PARIS : Emploi public – Le paradoxe français : 8 Français sur 10 prêts à postuler, mais un poste sur six reste vacant
Une enquête nationale révèle un décalage majeur : alors que les Français plébiscitent l’emploi public local, les collectivités peinent à recruter.
La fonction publique territoriale fait face à un paradoxe de taille. Alors que le chômage repart à la hausse, une vaste enquête menée de mai à juillet 2025 révèle que plus de huit Français sur dix se déclarent prêts à travailler pour leur employeur public local. Pourtant, dans les faits, un poste sur six reste non pourvu, créant un rendez-vous manqué entre des milliers de candidats potentiels et des collectivités en quête de talents.
Cette étude inédite, portée par Jobpublic, Villes de France, MonAvisCitoyen.fr et Fursac Anselin, a sondé 15 227 citoyens dans 3 546 communes pour comprendre les raisons de ce décalage. Les résultats bousculent les idées reçues et offrent des pistes d’action concrètes pour les recruteurs publics.
Une image dégradée plus forte que l’attrait du salaire
Contrairement à une opinion répandue, le salaire n’apparaît pas comme le principal frein au passage à l’acte. C’est avant tout l’image d’une administration perçue comme rigide, hiérarchique et dépassée qui dissuade les candidats. Une perception qui occulte la motivation première citée par les répondants : la possibilité de travailler près de leur domicile. Cet atout structurel, majeur pour les collectivités, reste aujourd’hui sous-exploité dans les stratégies de recrutement.
L’étude met également en lumière de fortes disparités territoriales. Des villes comme Béziers, Reims ou Nîmes parviennent à attirer les candidats, tandis que d’autres, à l’image d’Annecy, Grenoble ou Clermont-Ferrand, rencontrent des difficultés de recrutement plus marquées.
« On a beaucoup écrit sur l’attractivité de l’emploi public, mais les attentes des candidats et les offres des employeurs ne sont pas encore sur la même longueur d’onde », analyse Laurent Clementz, fondateur de Jobpublic.
« Cette étude est un formidable espoir de faire se rencontrer des publics qui se cherchent sans se trouver », poursuit-il.
Un secteur porteur dans un contexte économique tendu
Ce déficit d’attractivité survient alors que la fonction publique constitue l’un des rares bassins d’emploi en croissance, avec une augmentation de 0,6 % des effectifs en 2024 selon l’INSEE, pour un total de 5,9 millions d’agents. En 2024, 347 200 postes ont été ouverts au recrutement, soit 5 % de plus en un an. Des métiers essentiels sont en tension, des médecins territoriaux aux policiers municipaux, en passant par les éducateurs ou les gestionnaires financiers, alors même que des milliers de citoyens ignorent que ces opportunités leur sont accessibles.
« Les Attractives 2026 » pour reconnecter l’offre et la demande
Pour inverser cette tendance et moderniser l’image de l’emploi public, la 2ème édition du Grand Prix « Les Attractives » se tiendra le 25 novembre 2026 à Paris. Porté par Jobpublic et Indeed, l’événement vise à récompenser les initiatives innovantes des employeurs publics en matière de marque employeur et de recrutement. Plus de 200 élus, DRH et décideurs publics sont attendus.
Nouveauté cette année, le concours s’ouvre aux établissements hospitaliers et aux agences de l’État, élargissant son champ d’action. La participation est entièrement gratuite pour toutes les structures publiques, qui peuvent candidater dans l’une des 14 catégories proposées. Toutes les informations sont disponibles sur le site de l’événement (https://lesattractives.fr).
Jobpublic (https://jobpublic.fr) est la plateforme de référence de l’emploi public en France. Sa mission est de réduire le fossé entre les besoins des collectivités et les aspirations des citoyens à la recherche d’un emploi stable, porteur de sens et ancré dans leur territoire.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

