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PARIS : Emploi – Le recrutement de personnel navigant…

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PARIS : Emploi – Le recrutement de personnel navigant face au défi de l’anglais

Alors que le trafic aérien mondial dépasse désormais les niveaux d’avant-crise, les compagnies font face à une pénurie inédite de personnel navigant, faute de candidats maîtrisant suffisamment l’anglais.

La reprise est là, et elle est spectaculaire. Après les années difficiles de la pandémie, le secteur aérien affiche une santé de fer avec un trafic passager qui a franchi la barre des 4,7 milliards de voyageurs en 2025, selon les chiffres de l’IATA. Pourtant, ce boom d’activité se heurte à un obstacle opérationnel majeur : le manque de main-d’œuvre qualifiée dans les cabines.

Une pénurie structurelle de personnel

Les campagnes de recrutement se sont multipliées ces derniers mois. Après une année 2024 marquée par plus de 29 000 embauches dans l’aéronautique, l’année 2025 a confirmé la tendance avec environ 25 000 nouveaux postes. Les compagnies, qu’elles soient low-cost ou régulières, cherchent désespérément des stewards et hôtesses de l’air (Personnel Navigant Commercial – PNC) pour assurer la sécurité et le service à bord.

Cependant, les processus de sélection révèlent une faille dans le vivier de candidats français : la barrière de la langue. Si les vocations ne manquent pas, notamment chez les jeunes et les actifs en reconversion, le niveau d’anglais reste le principal facteur d’élimination. « Les compagnies aériennes exigent désormais un niveau d’anglais B2 minimum. Même avec le CCA (Cabin Crew Attestation) en poche, sans ce niveau linguistique, il est pratiquement impossible de décrocher un entretien », analyse un expert du secteur.

La maîtrise linguistique avant la technique

C’est sur ce constat que se positionnent de nouveaux acteurs de la formation comme SkySuccess (https://www.skysuccess.fr), un organisme certifié Qualiopi. Fondé par Rémi Duchange, ancien instructeur PNC, et Lyse Poncety, l’organisme a pris le parti d’inverser la logique traditionnelle : prioriser l’anglais avant même la validation technique du diplôme de sécurité.

« Notre engagement est total : nous garantissons un suivi pédagogique de A à Z jusqu’à l’intégration en compagnie de nos apprenants », explique Rémi Duchange. L’organisme souligne une évolution majeure des stratégies RH des transporteurs : « Les compagnies aériennes recrutent désormais avec ou sans Cabin Crew Attestation (CCA). De plus en plus de candidats rejoignent les compagnies sans détenir de CCA en amont ». En clair, les transporteurs préfèrent former techniquement un candidat bilingue plutôt que d’essayer de mettre à niveau un candidat techniquement qualifié mais unilingue.

Des profils qui se diversifient

Cette tension sur le marché de l’emploi a également modifié la sociologie des cabines. Si le métier attire toujours les jeunes diplômés, il séduit de plus en plus de profils en reconversion professionnelle, âgés de 30 à 40 ans, à la recherche de stabilité et d’une carrière passion.

Pour accompagner ces profils, des méthodes intensives combinant préparation linguistique (Linguaskill niveau B2) et coaching aux entretiens se développent. Cette approche pragmatique semble porter ses fruits : SkySuccess revendique plus de 800 intégrations réussies au sein de compagnies internationales telles qu’Emirates, Ryanair ou Volotea.

Des sessions de recrutement dédiées sont d’ailleurs régulièrement organisées, témoignant de l’urgence des besoins. Vous pouvez retrouver les actualités de ces recrutements sur le compte Instagram de l’organisme (https://www.instagram.com/skysuccess_pnc/).

Un écosystème en mutation

Face à la concurrence internationale, la France tente de combler son retard linguistique pour permettre à ses candidats d’accéder à ces carrières. Des passerelles se créent entre les centres de formation et les compagnies pour fluidifier l’embauche, incluant parfois des périodes d’expérience en relation client au sol pour consolider les profils.

Alors que le trafic aérien poursuit sa croissance en ce début d’année 2026, la maîtrise de l’anglais s’impose définitivement comme le passeport indispensable pour quiconque souhaite faire carrière au-dessus des nuages.