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PARIS : Eliott Jabès (Stockly) : « Les entreprises qui gagn…

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PARIS : Eliott Jabès (Stockly) : « Les entreprises qui gagneront sont celles qui auront fait de l’IA une véritable culture »

À contre-courant des échecs de la transformation digitale, la startup Stockly a fait de l’IA un outil quotidien pour tous ses salariés.

Alors que de nombreuses entreprises françaises peinent à intégrer l’intelligence artificielle dans leurs processus, la startup Stockly s’impose comme une exception notable. En l’espace de trois ans, la jeune pousse spécialisée dans la mutualisation des stocks a réussi à quintupler le nombre de ses collaborateurs utilisant l’IA au quotidien, passant d’un initié sur cinq à la totalité de son effectif. Une réussite qui ne doit rien au hasard mais à une stratégie centrée sur la culture d’entreprise, impulsée directement par ses dirigeants.

Ce succès tranche avec un constat plus général et souvent décevant. Selon une étude du cabinet Gartner, près de 70 % des projets de transformation digitale échouent, principalement en raison d’un manque d’adoption par les utilisateurs. Malgré des investissements conséquents et des formations multiples, l’IA reste souvent l’apanage d’une minorité d’experts ou de passionnés, laissant le reste des équipes à l’écart de cette révolution annoncée.

Une adoption totale et des bénéfices transverses

Chez Stockly, la situation s’est radicalement inversée en 18 mois sous l’impulsion de son CEO, Eliott Jabès. Aujourd’hui, 100 % de la centaine de collaborateurs de la scale-up intègrent l’IA dans leurs missions. Loin d’être un simple gadget technologique, cet usage généralisé a eu des effets profonds sur l’organisation et les carrières. En interne, quatre data analysts ont ainsi pu évoluer vers des postes de data engineers, portés par une montée en compétences progressive et encouragée.

L’impact de l’IA se mesure désormais dans tous les départements, bien au-delà des seules équipes techniques. Les ressources humaines l’utilisent pour optimiser l’accueil des nouveaux salariés et réaliser un pré-filtrage des candidatures. Les équipes commerciales s’en servent pour identifier les marques et produits à plus fort potentiel afin de mieux cibler leur prospection. Le pôle « business development » l’exploite pour extraire et structurer des données pertinentes, personnalisant ainsi chaque approche client. Cette culture est si ancrée qu’elle est devenue un critère de recrutement : la maîtrise des outils d’IA est désormais une compétence attendue chez les nouveaux candidats.

La culture comme catalyseur de la technologie

Le secret de cette transformation réside dans une approche inversée par rapport à la norme. Plutôt que de déployer des outils en espérant que la culture suive, Stockly a cultivé un environnement de curiosité et d’expérimentation. Les deux dirigeants, Eliott Jabès (CEO) et Oscar Walter (CTO), tous deux ingénieurs de formation, partagent une passion pour l’IA générative et agentique. Au lieu de la confiner à leurs propres usages, ils testent en permanence de nouvelles solutions (Claude, agents IA, workflows augmentés) et partagent activement leurs découvertes avec les équipes opérationnelles, cherchant sans cesse à simplifier leur travail et à améliorer leur prise de décision.

Cette méthode, fondée sur l’exemple et la conviction, démontre que la transformation par l’IA ne peut être pilotée uniquement par une direction des systèmes d’information (DSI). Elle doit être incarnée au plus haut niveau pour devenir désirable et s’infuser durablement dans l’organisation.

« *Notre rôle n’a jamais été de déployer un outil, mais de donner envie d’explorer. Quand la curiosité devient collective, la transformation suit naturellement, et elle est bien plus durable que n’importe quel plan de conduite du changement. Chez Stockly, nous avons la conviction que les entreprises qui gagneront demain ne seront pas celles qui auront investi le plus dans l’IA, mais celles qui auront su en faire une véritable culture* », déclare Eliott Jabès, CEO de Stockly.

Lancée en 2018, Stockly est le leader européen de la mutualisation des stocks pour le commerce en ligne. Sa technologie permet à des plateformes e-commerce de continuer à vendre des produits même en cas de rupture de stock, en s’appuyant sur un réseau de plusieurs centaines de sites partenaires qui disposent, eux, de la marchandise.

Ce système met en relation des « demandeurs » (marketplaces et e-commerçants) et des « suppliers » (marchands détenant le stock physique). Des enseignes majeures comme les Galeries Lafayette, Leroy Merlin, La Redoute ou Fnac/Darty utilisent cette solution pour éviter les ventes manquées, élargir leur catalogue et générer un chiffre d’affaires additionnel.

En février 2025, Stockly a finalisé une levée de fonds de 26 millions d’euros en série B, menée par le fonds d’investissement 83North avec la participation d’Anyma Capital, Square Capital, Eurazeo et Daphni. Depuis cette année, la startup fait partie du prestigieux programme French Tech Next 120, qui sélectionne les scale-ups françaises les plus prometteuses.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).