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PARIS : Égalité professionnelle – Les entreprises progressent, la note moyenne se stabilise à 88,5/100

L’index 2026 de l’égalité professionnelle entre femmes et hommes révèle une note moyenne stable de 88,5/100 et une participation accrue des entreprises.

Les résultats annuels de l’index de l’égalité professionnelle, publiés ce lundi 9 mars 2026, confirment une dynamique positive au sein des entreprises françaises. Instauré pour objectiver et réduire les écarts de rémunération et de situation entre les femmes et les hommes, cet outil de mesure semble porter ses fruits, avec des indicateurs en progression constante depuis sa mise en place.

Une participation en hausse et une note qui se stabilise

Le premier constat est celui d’une appropriation croissante du dispositif par les entreprises. Au 1er mars 2026, date limite de publication, 83,5 % des entreprises d’au moins 50 salariés avaient déclaré leur note. Ce chiffre confirme une augmentation continue au fil des ans, passant de 54 % en 2020 à 80 % en 2025. À la fin de l’année 2025, le taux de publication avait même atteint 92 %.

La note moyenne nationale se stabilise à un niveau élevé, s’établissant à 88,5 sur 100 pour 2026, un score identique à celui de 2025 mais en nette progression de plus de quatre points depuis 2020 (84/100). Cette stabilisation témoigne d’une maturité du dispositif, avec 93 % des entreprises affichant une note supérieure ou égale au seuil de 75/100, en deçà duquel des mesures correctives sont obligatoires. Un indicateur clé montre une amélioration notable : celui de la parité parmi les dix plus hautes rémunérations. En 2026, plus de 300 entreprises supplémentaires respectent cette obligation par rapport à l’année précédente.

Loi Rixain : les femmes progressent dans les instances dirigeantes

Au-delà de l’index général, la loi Rixain du 24 décembre 2021 accélère la féminisation des postes à haute responsabilité dans les entreprises de 1 000 salariés et plus. Cette loi impose des quotas progressifs pour atteindre une représentation équilibrée au sein des cadres et des instances dirigeantes.

Depuis cette année, un palier intermédiaire de 30 % de personnes de chaque sexe est applicable, avec un objectif final fixé à 40 % d’ici le 1er mars 2029, sous peine de pénalités financières. Les données au 1er mars 2026 montrent des avancées significatives : 28 % des entreprises comptent désormais au moins 40 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants (contre 23 % en 2022), et 37 % atteignent ce seuil au sein de leurs instances dirigeantes (contre 28 % en 2022). Par ailleurs, 17 % des entreprises dépassent même les 50 % de femmes à ces postes stratégiques. Malgré ces progrès, des efforts restent à fournir pour parvenir à une égalité salariale réelle.

Vers de nouvelles obligations européennes

L’année 2026 marque un tournant réglementaire. L’actuel index français a vocation à évoluer pour intégrer les exigences de la directive européenne du 10 mai 2023 sur la transparence des rémunérations. Ce texte vise à renforcer l’application du principe « à travail de même valeur, salaire égal » à l’échelle de l’Union.

Cette année sera donc consacrée à la transposition de la directive en droit français et à la préparation des entreprises à de nouvelles obligations déclaratives, qui remplaceront à terme l’index actuel. L’objectif est de renforcer encore l’ambition en matière d’égalité salariale, en s’appuyant sur des outils de mesure plus harmonisés et plus contraignants.

Les publications détaillées des entreprises sont consultables sur le portail gouvernemental Egapro (https://egapro.travail.gouv.fr/).