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PARIS : Édouard FORNAS : « La performance a un coût : le corps humain n’est pas une machine »

À l’heure où la Coupe du monde de football débute, l’expert en nutrition Édouard Fornas alerte sur les limites physiques des athlètes, un enjeu qui concerne aussi tous les actifs.

Ce jeudi 11 juin 2026 marque le coup d’envoi de la plus grande compétition sportive mondiale, la Coupe du monde de football. Pendant un mois, les regards seront tournés vers des athlètes poussés à l’extrême, enchaînant matchs à haute intensité, voyages incessants et pression médiatique écrasante. Mais derrière l’exploit se cache une question fondamentale : jusqu’où le corps humain peut-il endurer ? Pour Édouard Fornas, à la tête de l’entreprise Nutri&Co, spécialisée dans les compléments alimentaires, cette interrogation dépasse largement le cadre des stades.

Le constat est partagé par de nombreux spécialistes et étayé par les chiffres. Selon une étude Ipsos, près d’un Français sur deux déclare ressentir une fatigue régulière ou persistante. Ce mal-être, souvent banalisé, est le symptôme d’un déséquilibre profond entre les exigences de la vie moderne et les capacités physiologiques de l’organisme.

L’athlète, un miroir de la société active

La situation des sportifs de haut niveau est une version amplifiée des défis rencontrés par des millions de personnes actives. Pression pour atteindre des objectifs, multiplication des sollicitations, temps de repos réduits et charge mentale constante sont devenus le quotidien de nombreux professionnels. Pour Édouard Fornas, l’analogie est évidente.

« Un athlète qui ne récupère pas voit ses performances chuter et son risque de blessure exploser. Il en va de même pour un cadre, un entrepreneur ou un parent. L’épuisement professionnel, ou burn-out, n’est rien d’autre qu’une blessure de surcharge, non pas musculaire, mais nerveuse et métabolique », analyse-t-il.

Cette analyse est corroborée par une publication du prestigieux British Journal of Sports Medicine, qui a démontré scientifiquement que le manque de récupération augmente de manière significative le risque de blessures et entraîne une baisse inexorable des performances.

Sommeil et nutrition, piliers de la récupération

Face à cette « épidémie » de fatigue, deux leviers sont trop souvent négligés : le sommeil et l’alimentation. La récupération ne se résume pas à une simple pause ; elle est un processus actif durant lequel le corps se répare, se régénère et consolide les apprentissages.

« On sous-estime souvent l’impact d’une mauvaise nuit ou d’une alimentation inadaptée. Pour le corps, c’est comme essayer de faire rouler une Formule 1 avec le mauvais carburant ou sans jamais la laisser refroidir au garage », insiste Édouard Fornas.

Le sommeil profond, notamment, est essentiel à la régulation hormonale, à la réparation des tissus musculaires et à la consolidation de la mémoire. Une nutrition riche en micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments) fournit quant à elle les « matériaux » indispensables à ces processus de reconstruction.

Le défi supplémentaire des fortes chaleurs

La période estivale de la compétition ajoute un facteur de stress majeur : la chaleur. L’organisme doit alors fournir un effort supplémentaire considérable simplement pour maintenir sa température interne autour de 37°C. Cette thermorégulation puise dans les réserves d’énergie et d’eau, accélérant la déshydratation et la fatigue.

« La chaleur n’est pas juste un inconfort, c’est un agresseur pour l’organisme. Elle force le corps à dépenser une énergie considérable simplement pour réguler sa température, au détriment de la performance et de la récupération », prévient l’expert.

Ce phénomène concerne autant les joueurs sur le terrain que les spectateurs en tribune ou les citoyens vaquant à leurs occupations sous un soleil de plomb. L’hydratation et l’adaptation des efforts deviennent alors des impératifs de santé publique.

Édouard Fornas, via son entreprise Nutri&Co (https://www.nutriandco.com/), promeut une approche préventive et personnalisée de la gestion de l’énergie, invitant chacun à mieux écouter les signaux de son corps.

« L’enjeu n’est pas de ne jamais être fatigué, mais de comprendre les signaux que notre corps nous envoie pour éviter le surmenage et la blessure. C’est vrai pour un champion du monde comme pour n’importe quel citoyen soucieux de son bien-être à long terme », conclut-il.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).