PARIS : Edition – Deux nouveaux essais pour déconstru…
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PARIS : Edition – Deux nouveaux essais pour déconstruire les idées reçues sur l’immigration et l’aide à l’enfance
Benoît Hamon et Rania Kissi inaugurent une collection d’essais courts et engagés visant à éclairer les débats sur l’immigration et l’ASE.
Une nouvelle collection d’ouvrages engagés, conçus pour être à la fois courts et accessibles, voit le jour avec l’ambition de nourrir le débat public sur des sujets de société majeurs. Les deux premiers titres, portés par des personnalités impliquées sur le terrain, s’attaquent à des thématiques sensibles : l’immigration, sous la plume de l’ancien ministre Benoît Hamon, et le sort des enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), analysé par Rania Kissi.
Benoît Hamon : l’immigration comme atout économique et social
Dans son livre, Benoît Hamon s’attache à déconstruire les discours fondés sur la peur et les contre-vérités économiques concernant l’immigration. Il y développe l’argument selon lequel l’accueil des étrangers est non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité pour la pérennité du modèle social français, en particulier pour l’équilibre du système des retraites. Selon l’auteur, une baisse de l’immigration contraindrait à un allongement de la durée de cotisation pour tous les actifs.
Depuis son retrait de la vie politique, Benoît Hamon dirige l’ONG Singa, qui œuvre activement à l’inclusion des personnes migrantes. Sa parole se veut donc ancrée dans une expérience de terrain, loin des postures politiciennes. Pour lui, être favorable à l’accueil représente également une « thérapie » collective contre les logiques de fermeture, un moyen de « retisser un récit commun » plus apaisé et solidaire.
Rania Kissi : le cri d’alarme pour les enfants de l’ASE
Le second ouvrage, signé par Rania Kissi, met en lumière une réalité souvent ignorée : l’abandon des jeunes issus de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) au seuil de leur majorité. L’auteure dénonce une forme de « maltraitance du système » qui, après avoir extrait les enfants de leur famille jugée toxique, les laisse livrés à eux-mêmes à 18 ans, sans accompagnement adapté ni filet de sécurité.
Le livre pose une question fondamentale :
Comment la société accompagne-t-elle ces jeunes après le placement ? Pour Rania Kissi, le problème ne réside pas seulement dans le fait d’être placé, mais dans le manque de suivi et de soutien pour construire une vie d’adulte autonome. Son texte est un plaidoyer pour une prise en charge plus humaine et durable, visant à rompre le cycle de la précarité et de l’isolement qui frappe un trop grand nombre de ces jeunes. L’ouvrage vise à interpeller les pouvoirs publics et la société civile sur leurs responsabilités.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

