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PARIS : Économie – Le MEDEF alerte sur le coût du rep…

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PARIS : Économie – Le MEDEF alerte sur le coût du report de la loi simplification

Le Mouvement des entreprises de France déplore vivement le nouveau report de l’examen du projet de loi, craignant un impact négatif durable sur la compétitivité des entreprises.

Le parcours législatif du projet de loi de simplification de la vie économique continue de s’étirer. Attendu par le monde économique, ce texte a traversé quatre gouvernements successifs entre avril 2024 et ce mois de janvier 2026, accumulant 21 mois de procédure parlementaire. Face à ce nouveau report justifié par des contraintes politiques, l’organisation patronale monte au créneau pour dénoncer une occasion manquée.

Une inflation normative galopante

Pour le MEDEF, la situation est critique. Les promesses de « chocs de simplification » formulées depuis dix ans n’ont pas empêché une inflation normative jugée asphyxiante. Plus de 360 000 articles législatifs et réglementaires sont actuellement en vigueur. « En dix ans, le code de la consommation a gonflé de 53 %, celui de l’environnement, de 43 %, celui de la santé publique, de 41 % », détaille le communiqué du MEDEF. Cette complexité administrative et l’instabilité qui en découle sont pointées du doigt comme des freins majeurs à l’investissement et à l’emploi.

Un signal négatif pour les PME

Ce renvoi du texte, sans calendrier précis, inquiète particulièrement les chefs d’entreprise et les dirigeants de PME qui réclament de la visibilité. « La France ne manque pas de règles, elle souffre d’un excès de complexité », insiste l’organisation. Dans un contexte où les finances publiques sont dégradées, la simplification est présentée comme un levier de croissance et d’économies immédiat, ne nécessitant pas de dépenses supplémentaires.

L’urgence d’un retour au Parlement

Bien que le projet de loi initial fût considéré comme moins ambitieux qu’espéré, il contenait des avancées concrètes saluées par les acteurs économiques. Parmi elles figuraient la sécurisation de l’implantation des grands projets industriels, la simplification de l’accès à la commande publique, ou encore l’instauration d’un « test entreprises » visant à mesurer l’impact d’une norme avant son application.

Le Mouvement des entreprises de France appelle par conséquent à réinscrire le texte à l’ordre du jour du Parlement au plus vite. « C’est un premier pas indispensable pour redonner confiance aux entrepreneurs », conclut le MEDEF, rappelant que ce choc de simplification constitue une urgence tant nationale qu’européenne.