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PARIS : Dr Sophie Albe-Ly : « Pour la graisse abdominale, le sport seul ne suffit pas »
Selon l’expert en téléconsultation ZAVA, un IMC normal peut masquer une obésité abdominale dangereuse, combattue par une approche globale.
Se fier uniquement à sa balance peut s’avérer trompeur. Un poids considéré comme « normal » ne met pas nécessairement à l’abri des risques pour la santé. Selon une étude publiée dans le JAMA Network Open, 21,7 % des personnes affichant un Indice de Masse Corporelle (IMC) dans la norme souffrent en réalité d’obésité abdominale. Ce phénomène, souvent réduit à une simple préoccupation esthétique, constitue un enjeu de santé publique majeur.
ZAVA, plateforme de téléconsultation médicale spécialisée notamment dans l’accompagnement à la perte de poids, alerte sur les dangers de cette graisse viscérale. Accumulée en profondeur autour des organes, elle est directement associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, d’hypertension artérielle et de diabète de type 2.
Un paradoxe sanitaire : pourquoi la graisse s’accumule-t-elle sur le ventre ?
L’accumulation de graisse abdominale, bien que naturelle, est l’une des plus tenaces. Le corps a tendance à stocker l’énergie à proximité des organes vitaux pour la mobiliser rapidement en cas de besoin. Plusieurs facteurs peuvent cependant accentuer ce stockage et le rendre problématique.
Une alimentation trop riche en sucres et en graisses, dont l’apport énergétique dépasse les besoins du corps, est la première cause de transformation en tissu adipeux. Un mode de vie sédentaire, en réduisant les dépenses caloriques, favorise ce stockage. S’y ajoutent des prédispositions génétiques et hormonales, ainsi que le ralentissement naturel du métabolisme avec l’âge, particulièrement après 60 ans. La répartition des graisses varie également selon le sexe : les hommes ont tendance à stocker au niveau des « poignées d’amour », tandis que chez les femmes, la ménopause et la chute des œstrogènes redirigent souvent le stockage vers la sangle abdominale.
L’activité physique, un allié incontournable mais pas unique
Le sport est un levier essentiel pour réduire la graisse viscérale. En augmentant la dépense énergétique, il contraint le corps à puiser dans ses réserves. Il stimule également le métabolisme de base (calories brûlées au repos), aide à réguler les hormones liées au stress et améliore la qualité du sommeil, créant un cercle vertueux favorisant la perte de poids.
Pour une efficacité maximale, les experts recommandent de combiner trois types d’activités.
Les sports d’endurance (marche sportive, course, natation, vélo) sont particulièrement efficaces pour activer la lipolyse, le processus de dégradation des graisses. En parallèle, les entraînements fractionnés à haute intensité (HIIT) ou par intervalles de sprint (SIT) accélèrent le métabolisme et prolongent la dépense calorique bien après la séance. Enfin, le renforcement musculaire, avec des exercices comme le gainage, les « crunchs » ou le Pilates, permet de tonifier la sangle abdominale et de sculpter la silhouette, bien qu’il ne permette pas de cibler une perte de graisse localisée.
L’avis de l’experte : une approche globale indispensable
Cependant, l’activité physique doit s’inscrire dans une hygiène de vie complète pour porter ses fruits. Le Dr Sophie Albe-Ly, médecin généraliste chez ZAVA, insiste sur cette vision intégrée.
« Avoir un poids qui semble idéal sur la balance peut parfois être faussement rassurant. Chez les personnes ayant un IMC normal, un tour de taille élevé peut pourtant poser un risque pour la santé car la graisse qui s’accumule souvent autour des organes vitaux augmente considérablement le risque de problèmes métaboliques et cardio-vasculaire. Pour éliminer cette graisse abdominale, le sport seul ne suffit pas. Plusieurs facteurs influencent réellement vos résultats. La régularité est essentielle : pratiquer une activité physique de manière constante stimule la dépense énergétique et maximise la combustion des graisses. L’alimentation joue également un rôle clé : consommer un nombre adéquat de calories, privilégier les protéines, les fibres et les bonnes graisses tout en limitant les sucres raffinés aide le corps à limiter le stockage abdominal. La gestion du stress et la qualité du sommeil sont souvent sous-estimées : un manque de repos ou un stress chronique favorise le stockage des graisses et ralentit la progression. L’hydratation n’est pas en reste : boire suffisamment soutient la performance sportive et aide l’organisme à drainer les toxines. L’essentiel est de considérer le sport comme un levier au sein d’une approche globale, réaliste et adaptée à votre mode de vie et à vos objectifs. Même quelques minutes d’exercices ciblés, répétées régulièrement, peuvent produire des résultats durables, surtout lorsqu’elles s’accompagnent d’une alimentation équilibrée et d’un rythme de vie sain. Le mouvement doit rester un plaisir et non une contrainte ; c’est cette régularité durable qui permet réellement de réduire la graisse abdominale et d’améliorer la santé globale », explique le Dr Sophie Albe-Ly.
Pour des résultats durables, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande au moins 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou 75 minutes d’intensité soutenue par semaine, couplées à des exercices de renforcement musculaire.
L’analyse complète et les conseils sont disponibles sur le site de ZAVA (https://www.zavamed.com/fr/perte-de-poids.html).
L’étude sur l’obésité abdominale chez les personnes à IMC normal peut être consultée ici : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2840296?

