PARIS : Dr Gülay AKAY : « Les erreurs bucco-dentaires avant…
Partager :
PARIS : Dr Gülay AKAY : « Les erreurs bucco-dentaires avant 50 ans se paient des années plus tard »
À l’approche de la Journée mondiale du 20 mars, une experte alerte sur les mauvaises habitudes qui fragilisent la santé bucco-dentaire à long terme.
Le 20 mars prochain marquera la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire, une occasion de rappeler une vérité souvent négligée : la santé de nos dents à 50 ans et au-delà est le reflet direct des soins prodigués des décennies plus tôt. Faute de prévention et d’une attention suffisante, de nombreux adultes voient apparaître des pathologies lourdes qui auraient pu être évitées.
Longtemps considérée comme secondaire, la santé dentaire est fréquemment reléguée au second plan par les moins de 50 ans, pris dans le tourbillon d’une vie active. Les visites de contrôle s’espacent, les petits symptômes sont ignorés et les gestes d’hygiène deviennent irréguliers. Pourtant, ces années de négligence ont un coût qui se révèle progressivement avec le temps.
À l’occasion de cette journée de sensibilisation, le Dr Gülay Akay, chirurgienne-dentiste et fondatrice du réseau de cliniques Dentakay, insiste sur l’importance d’une prise de conscience précoce pour préserver son capital dentaire et sa santé globale.
Des signaux d’alerte trop souvent ignorés
Le principal piège de nombreuses affections bucco-dentaires est leur caractère silencieux et progressif. Des signes avant-coureurs, perçus comme bénins, sont en réalité les premières manifestations d’un déséquilibre qui s’installe. « Un léger saignement en se brossant les dents, une sensibilité ponctuelle au chaud ou au froid, ou même une mauvaise haleine persistante sont autant de signaux que l’organisme envoie », détaille la praticienne.
Ces symptômes sont souvent ignorés pour plusieurs raisons : absence de douleur aiguë, manque de temps, appréhension de la consultation ou encore sous-estimation des conséquences. Cette procrastination peut durer des années, laissant le temps à des problèmes mineurs de se transformer en pathologies complexes et coûteuses à traiter.
Le prix du manque de prévention à la maturité
Après 50 ans, les conséquences de ce manque de vigilance deviennent bien plus concrètes et impactent directement la qualité de vie. Parmi les problèmes les plus fréquents, on retrouve :
– L’usure prématurée de l’émail : rendant les dents plus fragiles, plus sensibles et sujettes aux caries.
– Les maladies des gencives : une gingivite non traitée peut évoluer en parodontite, une infection plus profonde qui attaque l’os de soutien des dents et peut mener à leur déchaussement, voire à leur perte.
– La fragilisation des dents : des dents affaiblies par des caries anciennes ou des obturations multiples peuvent se fissurer ou se fracturer plus facilement.
– Les infections chroniques : un foyer infectieux latent, comme un abcès non traité, peut avoir des répercussions sur l’état de santé général, notamment sur le système cardiovasculaire.
La santé bucco-dentaire est en effet intrinsèquement liée à l’équilibre de tout l’organisme.
La prévention, un investissement pour l’avenir
Selon le Dr Gülay Akay, il n’est jamais trop tard pour agir, mais commencer tôt est la clé pour s’éviter des traitements lourds à l’avenir. La prévention repose sur des gestes simples mais essentiels. Un brossage méticuleux deux fois par jour, l’utilisation de fil dentaire ou de brossettes interdentaires pour nettoyer les zones inaccessibles, ainsi qu’une alimentation modérée en sucres et en produits acides constituent la base d’une bonne hygiène.
Cependant, la mesure la plus cruciale reste la visite de contrôle annuelle chez le dentiste. Ce rendez-vous préventif permet de réaliser un détartrage complet et de dépister à un stade précoce la moindre anomalie, avant qu’elle ne nécessite une intervention complexe. « Agir tôt, c’est s’assurer une meilleure qualité de vie et éviter des traitements souvent lourds, complexes et coûteux à l’âge mûr. Une vigilance régulière dès le plus jeune âge est le meilleur investissement pour son sourire et sa santé de demain », conclut le Dr Gülay Akay.