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PARIS : Didier ROSSIGNOL (ADNEXUS) : « Quelques mois de ret…

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PARIS : Didier ROSSIGNOL (ADNEXUS) : « Quelques mois de retard peuvent suffire pour laisser un acteur étranger s’installer »

L’arrivée des géants Harvey et Legora à Paris alerte sur le risque de décrochage des acteurs français dans le secteur stratégique de l’IA juridique.

Le marché français de l’intelligence artificielle appliquée au droit connaît une accélération sans précédent. En l’espace de quelques semaines, deux leaders internationaux ont officialisé leur implantation dans l’Hexagone, redéfinissant le paysage concurrentiel. La legaltech américaine Harvey a ouvert un bureau à Paris en mai 2026, suivie de près par son concurrent suédois Legora, qui a annoncé son arrivée dans la capitale pour le mois d’octobre.

Ces offensives marquent un tournant pour l’écosystème tricolore. Le temps de l’expérimentation semble révolu : les cabinets d’avocats et les directions juridiques entrent désormais dans une phase de déploiement à grande échelle, sélectionnant les plateformes qui deviendront la colonne vertébrale de leurs opérations futures.

Une compétition dominée par la vitesse d’exécution

Pour le fonds d’investissement ADNEXUS, spécialisé dans la confiance numérique et la transformation des professions réglementées, cette double implantation illustre un changement de paradigme. La compétition ne se joue plus seulement sur l’excellence technologique, mais sur la capacité à s’imposer rapidement sur le marché. La vitesse d’exécution, la force de frappe commerciale et l’ambition internationale sont devenues les nouveaux critères de succès.

Didier Rossignol, Président d’ADNEXUS, alerte sur l’urgence pour les pépites françaises de passer à la vitesse supérieure.

« L’arrivée presque simultanée de Harvey et de Legora en France montre que notre marché est devenu stratégique pour les grandes plateformes internationales d’intelligence artificielle. La France dispose d’un écosystème de legaltechs réunissant des chercheurs, des ingénieurs et des entrepreneurs de premier plan. Mais, sur des marchés qui évoluent aussi rapidement, quelques mois de retard peuvent suffire pour laisser un acteur étranger installer sa marque, ses usages et ses standards », analyse Didier Rossignol, Président d’ADNEXUS.

L’innovation française face au mur du déploiement

Selon l’expert, l’enjeu pour la French Tech est clair : il faut impérativement garder le rythme imposé par les géants étrangers. Cela implique de transformer plus vite les prototypes en produits commercialisables, de simplifier l’adoption des solutions par les entreprises et de viser d’emblée une expansion à l’échelle européenne.

« Cela passe par un meilleur accès aux financements et aux marchés, mais aussi par un accompagnement renforcé de leur déploiement commercial », poursuit Didier Rossignol.

Dans ce contexte hautement concurrentiel, les acteurs français et européens pourraient toutefois détenir un avantage compétitif décisif. Dans un secteur manipulant un volume considérable de données sensibles et confidentielles, les questions de souveraineté, de maîtrise des infrastructures de stockage et de conformité stricte au cadre réglementaire de l’Union européenne (RGPD notamment) deviennent des arguments de poids pour rassurer les clients les plus exigeants.

À propos d’ADNEXUS

Créé en 2023, ADNEXUS est un fonds d’investissement rattaché au Groupe ADSN, un expert reconnu dans la protection, l’échange et le stockage de données sensibles pour les professions réglementées.

Le fonds investit dans des startups prometteuses des secteurs juridique, immobilier et de la conformité. Grâce à sa connaissance technologique approfondie, ADNEXUS aide les entreprises à naviguer efficacement dans un environnement réglementaire complexe, tout en relevant des défis technologiques importants.

Conformément à son éthique d’investissement, ADNEXUS s’engage à soutenir une croissance durable et responsable des startups qu’il accompagne.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).