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PARIS : Diagnostic interprofessionnel du bien-être animal…

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Floriane Dumont
18 Fév 2024

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PARIS : Diagnostic interprofessionnel du bien-être animal en abattoir

Pour l’édition 2024 du Salon de l’agriculture, La filière Élevage et Viande vous partage tous les sujets au cœur des enjeux des professionnels de la filière.

LA FILIÈRE ÉLEVAGE ET VIANDE ACTRICE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE & ALIMENTAIRE

« Transition » a pour définition « le passage d’un état à un autre ». Un terme qui illustre parfaitement les 60 dernières années traversées par la filière Élevage et Viande, en écho à la 60e édition du Salon International de l’Agriculture, du 24 février au 3 mars prochains.

60 années durant lesquelles la filière a su s’adapter aux grands défis agricoles et sociétaux grâce au travail de celles et ceux qui s’engagent chaque jour à construire son avenir et bâtir la souveraineté alimentaire de la France. Traçabilité, environnement, bien-être animal, préservation de l’équilibre alimentaire… sans oublier la question du pouvoir d’achat des Français pour continuer à consommer de la viande dans un contexte inflationniste.

PAROLE DE PRO : S’ÉVALUER POUR PROGRESSER GRÂCE AU DIAGNOSTIC INTERPROFESSIONNEL DU BIEN-ÊTRE ANIMAL EN ABATTOIR

Mathieu LOAS, Directeur d’exploitation d’un abattoir dans l’Orne (61)

« Cela fait maintenant plusieurs années que nous réalisons le diagnostic interprofessionnel de bien-être animal en abattoir, depuis la mise en place de la démarche où nous étions site pilote. Il s’agit d’une évaluation de nos pratiques sous 3 angles : le respect de la réglementation, l’adoption des bonnes pratiques de la profession et la formalisation documentaire. L’enjeu pour nous est de progresser chaque année, et c’est également un gage de professionnalisme pour notre réseau d’éleveurs et l’ensemble de nos clients. D’un point de vue très opérationnel par exemple, le premier diagnostic avait mis lumière le bénéfice qu’apporteraient la présence de tapis de confort ou de litière pour les animaux hébergés dans certaines zones de la bouverie. Les endroits clés ayant été identifiés, nous avons pu mettre plus rapidement en place des tapis confort qui favorisent le bien-être des animaux.

Le bénéfice de ces équipements ayant été éprouvé, nous les avons depuis déployés très largement sur l’ensemble du site, parfois même dans des zones de circulations. Sur la partie documentaire, le diagnostic a également été bénéfique. Nous nous sommes rendu compte qu’il était important de formaliser par écrit toutes nos pratiques, surtout celles concernant la gestion des situations inhabituelles ou peu fréquentes. Un important travail de recensement a donc été mené pour les formaliser avec précisions. Aujourd’hui tous les opérateurs y ont facilement accès ce qui permet, en cas de situations inhabituelle, à la fois de les rassurer, d’assurer la bientraitance animale mais aussi d’être beaucoup plus efficace. Selon moi, cet audit ne représente que des avantages pour l’entreprise, pour les éleveurs, pour nos clients et in fine pour les consommateurs. »