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PARIS : Défaillances d’entreprises – Le SDI fus…

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PARIS : Défaillances d’entreprises – Le SDI fustige une politique de « réaction post mortem »

Le Syndicat des Indépendants dénonce la gestion des faillites et appelle à une politique préventive pour sauver le tissu économique.

Face à la publication de nouveaux chiffres sur les défaillances d’entreprises en France, le Syndicat des Indépendants (SDI) tire la sonnette d’alarme. Loin d’être une surprise, cette situation est, selon l’organisation, « la conséquence prévisible de plusieurs années d’inertie publique face à une économie qui s’essouffle ».

Le SDI, qui alerte sur cette « explosion silencieuse » depuis cinq ans, refuse une approche qui se contente de gérer la fin de vie des entreprises plutôt que d’en assurer la pérennité.

Un mal structurel et spécifiquement français

Pour le syndicat, les mesures actuelles, comme la signature de chartes pour accélérer la prise en charge des entreprises en difficulté, ne suffisent pas et ne peuvent tenir lieu de politique économique.

Le SDI établit une distinction claire : « Pour les êtres humains, la fin de vie appelle un accompagnement digne. Pour les entreprises, la fin est souvent administrative. Elle est comptable. Elle est brutale. Et elle est surtout évitable ».

Le syndicat pointe un mal structurel qui pèserait spécifiquement sur l’Hexagone. Alors que l’économie européenne montre des signes de reprise, la France stagnerait, pénalisée par un niveau de charges et de contraintes administratives qui asphyxie les indépendants et les très petites entreprises (TPE). Selon le SDI, cette pression fiscale et sociale décourage l’embauche, freine l’investissement et anesthésie la prise de risque, des moteurs pourtant essentiels à la vitalité économique. Le chômage progresserait ainsi non seulement au rythme des défaillances, mais aussi au sein d’une économie rendue atone par ces obstacles.

Changer de paradigme : alléger les charges pour relancer l’activité

Le SDI réfute l’idée qu’un allègement des charges serait synonyme d’un appauvrissement de l’État. Il défend au contraire la vision d’un cercle vertueux où des charges moins lourdes stimuleraient l’activité économique. Cette dynamique positive se traduirait par une augmentation des créations d’emplois, entraînant mécaniquement une hausse des cotisations sociales et des recettes fiscales pour la collectivité. Le syndicat insiste sur le fait que continuer à traiter les défaillances « après coup » équivaut à accepter passivement la destruction progressive du tissu économique local et de l’emploi. Il appelle donc les pouvoirs publics à se montrer visionnaires et à agir en amont, en prévention, plutôt que dans l’urgence de la liquidation.

Les quatre propositions du SDI

Pour inverser la tendance et passer d’une logique de gestion de crise à une stratégie de soutien proactif, le Syndicat des Indépendants formule quatre demandes claires et immédiates :

  • Une baisse ciblée et sans délai des charges pesant sur les TPE et les travailleurs indépendants.
  • Une simplification administrative « réelle et mesurable » pour libérer du temps et de l’énergie aux entrepreneurs.
  • La mise en œuvre d’une véritable politique de prévention des défaillances, fondée sur l’anticipation des difficultés plutôt que sur la gestion des liquidations.
  • Le lancement d’un plan de relance de l’activité des indépendants, basé sur la confiance et la liberté d’entreprendre.

En conclusion, le SDI appelle à un changement radical de perspective, arguant que la survie des entreprises ne peut plus dépendre de dispositifs d’urgence « déclenchés lorsque tout est déjà perdu ». Il s’agit désormais, selon eux, de choisir de « soutenir la vie économique plutôt que gérer sa fin ».