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PARIS : David BICHERON : « Les actifs sacrifient leur santé pour un pic d’énergie immédiat »

Le rapport Vegocracy 2026 de Picadeli révèle que 38 % des actifs privilégient l’énergie immédiate à leur santé durable au déjeuner.

La pause déjeuner se transforme en simple ravitaillement. C’est le constat alarmant que dresse le nouveau rapport Vegocracy 2026, publié par l’entreprise de food tech Picadeli. L’étude met en lumière une tendance de fond préoccupante chez les travailleurs : le « burn-out nutritionnel ». Confrontés à un rythme de vie effréné, de plus en plus d’actifs ne mangent plus pour se nourrir sainement, mais pour « tenir » jusqu’au soir, quitte à faire des compromis sur leur bien-être à long terme. Le déjeuner-carburant, rapide et fonctionnel, prend ainsi le pas sur le repas équilibré.

Un déjeuner-carburant au détriment de la santé

Les chiffres du rapport sont sans équivoque et dessinent les contours d’une nouvelle précarité alimentaire au bureau. Près de quatre actifs sur dix (38 %) admettent choisir leur repas de midi avec pour seul critère l’obtention d’un pic d’énergie immédiat, sacrifiant ainsi la qualité nutritionnelle de leur assiette. Cette course à la performance instantanée pousse certains à des solutions extrêmes. Ainsi, près d’un travailleur sur cinq (20 %) a déjà remplacé un vrai repas par ce que l’étude nomme des « boosters énergétiques », tels que des barres protéinées, des boissons énergisantes ou des shakers de poudres.

Le paradoxe est saisissant : alors même que la grande majorité des répondants (79 %) se montre sceptique quant à l’efficacité réelle de ces substituts, le manque de temps et d’alternatives saines à proximité les contraint à y avoir recours. Cette situation illustre l’émergence d’une « Shortcut Economy », ou « économie du raccourci », qui s’installe durablement dans les habitudes de consommation des actifs.

L’économie du raccourci, un défi pour la QVT

Cette nouvelle dynamique n’est pas sans conséquence sur la qualité de vie au travail (QVT). « On finit trop souvent par troquer son vrai repas contre ces barres énergisantes qui ne convainquent personne, faute de mieux à proximité », analyse David Bicheron, Directeur Général de Picadeli France. Pour lui, le problème est systémique. « La vraie alimentation ne devrait pas être un luxe de temps ou de budget. L’accessibilité au « bien manger » est le prochain grand combat de la qualité de vie au travail », poursuit-il. Le rapport Vegocracy, publié annuellement depuis cinq ans, vise justement à décrypter ces comportements pour appeler à une responsabilité collective, impliquant aussi bien les entreprises que l’industrie agroalimentaire.

L’étude complète est disponible via ce lien : Le rapport Vegocracy 2026 (https://www.picadeli.fr/fr/propos/le-rapport-vegocracy).

La food tech comme alternative au snacking déséquilibré

Face à ce constat, des solutions émergent pour tenter de concilier rapidité, accessibilité et équilibre alimentaire. Picadeli (https://www.picadeli.fr/fr/), entreprise suédoise fondée en 2009, se positionne comme un acteur de cette transformation. Spécialisée dans la food tech santé, elle a pour mission de démocratiser une alimentation saine via ses bars à salades en libre-service, principalement implantés dans des enseignes de grande distribution comme Franprix, Système U, Casino ou Auchan.

Le concept repose sur un écosystème technologique avancé. Le comptoir réfrigéré « The Arctic » assure une conservation optimale des ingrédients frais, tandis que la plateforme logicielle « ARC Platform » utilise l’intelligence artificielle pour anticiper les besoins, optimiser les commandes et réduire le gaspillage alimentaire. Une nouvelle innovation, « ARC Vision », déployée début 2026, utilise des caméras pour analyser en temps réel le niveau de remplissage des bacs et garantir une disponibilité constante des produits. Avec plus de 2 000 implantations en Europe et aux États-Unis et plus de 50 millions de salades vendues chaque année, l’entreprise entend prouver que le fast-food peut rimer avec santé et durabilité.