Skip to main content

PARIS : Danse avec les Stars, un pas vers l’éco-conception

Print Friendly, PDF & Email

Partager :

PARIS : Danse avec les Stars, un pas vers l’éco-conception

Danse avec les Stars a obtenu le label EcoProd Engagement, une première pour une émission de divertissement en direct.

Ce label récompense les œuvres de cinéma, audiovisuelles ou publicitaires qui sont produites de façon plus responsable. De cette expérience, les équipes ont retenu qu’avec une bonne logistique, le budget reste quasi le même. Tout un programme.

Un test grandeur nature

Pour Mélissa Saint-Fort, Directrice RSE du Groupe TF1, le choix de tester l’éco-production sur l’émission Danse avec les Stars a été mûrement réfléchi. « C’est l’une de nos émissions les plus emblématiques et populaires. Cette mission était aussi la plus ambitieuse car elle réunissait le plus de corps de métiers, avec des danseurs, des techniciens, les décors, la lumière, les costumes, les répétitions, un public et uen diffusion en direct etc. » explique-t-elle.

Des équipes et artistes pleinement sensibilisés

TF1 a été accompagné par un cabinet expert pour sensibiliser tout le monde à la démarche. La production a également formé tous les chefs directeurs de métiers, un critère obligatoire pour obtenir le label. « Nous avons présenté le projet aux équipes et aux danseurs et inscrit la charte éco-production dans tous les contrats, y compris ceux des célébrités » précise Mélissa Saint-Fort.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières

Finalement, ce sont de multiples ajustements, plus qu’une révolution, qui ont eu lieu pendant le tournage. « Nous avons opté pour un plateau plus petit, avec moins de public et donc moins de sandwichs à distribuer. » explique Mélissa Saint-Fort. Au niveau des costumes, les couturières ont réutilisé des tissus et des anciennes robes pour leur confection et certains costumes ont été loués afin d’éviter l’achat de vêtements neufs. La décoration a été réalisée avec du bois recyclé et des décors existants.

Des efforts de sobriété… des coulisses au direct !

Au-delà du tournage, les efforts ont perduré jusqu’à la diffusion de l’émission. Ainsi, les groupes électrogènes qui servent habituellement de back-up n’ont pas été déclenchés sur les 4 premières émissions. « Et lorsqu’ils étaient allumés sur les primes en direct, nous les avons alimentés en huile recyclée (HVO) plutôt qu’en diesel, ce qui a permis d’économiser 100 tonnes de CO2
. Enfin, toutes les lumières du plateau ont été remplacées par des LED » précise Mélissa Saint-Fort.

Alors, qu’est-ce que ça change d’être labellisé EcoProd ?

« C’est une fierté pour nous. 150 personnes ont pris part à cette aventure sur l’émission. Cela nous a montré que c’était possible. Nous voulions savoir ce que cela représentait en termes de temps et de coût, afin de pouvoir le reproduire sur nos autres émissions et avec nos producteurs partenaires ». Et c’est là le point fort de l’expérience : tous ces changements ont représenté seulement 0,5 % du budget total de l’émission. Alors oui, cela demande du temps, de chercher de nouveaux partenaires et d’expliquer la démarche. Par exemple, sur le tri des déchets, la production TF1 a mis en place 5 poubelles différentes et a dû trouver un prestataire pour la collecte. Une petite ligne en plus sur le budget mais qui fait la différence.

Et la suite ?

« Danse avec les Stars va continuer de faire des efforts d’éco-production bien évidemment. Et nous allons essayer d’appliquer cette formule qui marche sur d’autres tournages » explique Mélissa Saint-Fort. La production a aussi prévu de réaliser le bilan carbone de ses émissions phares et du JT, afin d’évaluer ses marges de manœuvre. Par ailleurs, le Groupe TF1 vise une réduction de 30 % de ses émissions de CO2 d’ici 2030 vs 2021. Cela inclut aussi les contenus achetés pour être diffusés. « Nous voulons acheter les mêmes contenus mais moins carbonés. Il y a de nombreux leviers à actionner en plus de l’éco-production : les achats responsables, la sobriété numérique sur notre plateforme de streaming notamment, les mobilités douces, la réduction de la consommation énergétique… Ces chantiers, nous les menons depuis déjà 10 ans et beaucoup sont quasiment acquis aujourd’hui » conclut Mélissa Saint-Fort.

SOURCE : ADEME INFOS.