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PARIS : Dans une mauvaise passe, la filière bio doit être…

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PARIS : Dans une mauvaise passe, la filière bio doit être soutenue, réaction de FEVE

La mauvaise passe dans laquelle se trouve la filière du bio se confirme.

En effet, selon les chiffres de l’institut Circana dévoilés ce jour, le bio figure parmi les premières victimes de la déconsommation engagée par les foyers en réaction à l’inflation. Entre janvier et juillet 2023, les ventes du bio ont chuté de 13% en volume en grande distribution et la filière se voit renvoyer 5 ans en arrière avec des chiffres de vente inférieurs à ceux de 2018.

Dans ce contexte, les agriculteurs sont de plus en plus frileux face au bio. En 2022, les surfaces en première année de conversion à l’agriculture biologique ont chuté de 40%. Si la balance reste positive (3 380 sorties contre 5 245 entrées), stopper les déconversions ou les arrêts d’activité doit être la priorité.

Le mode d’exploitation biologique est celui qui va le plus dans le sens de l’histoire (respect de l’environnement, émergence des circuits-courts, volonté de mieux manger…) et les annonces du gouvernement en matière de soutien à la filière sont encourageantes même si encore insuffisantes aujourd’hui. Nous pensons que les difficultés du bio sont passagères. Elles donneront lieu à des arbitrages et certaines consolidations qui permettront un redémarrage plus rapide lorsque les consommateurs reviendront.” explique Simon Bestel, cofondateur de FEVE (Fermes En ViE), foncière agricole qui aide par le financement et l’accompagnement les porteurs de projets en agroécologie à lancer leur exploitation.

“Nous continuons ainsi de soutenir activement les porteurs de projets agricoles souhaitant s’installer dans le cadre du label de l’agriculture biologique. Nous préconisons par ailleurs aux agriculteurs de diversifier leurs activités et productions pour ne pas être dépendants d’une unique source de revenu. Il est également clé d’atteindre un haut niveau d’autonomie en termes d’intrants pour limiter sa dépendance aux fluctuations de marché.” ajoute-il.

C’est ce qu’ont mis en place Camille et Raphaël qui ont repris La ferme de Magnantru avec l’aide de FEVE il y a deux ans. Entièrement basée sur un modèle biologique, la ferme compte plusieurs activités. Élevage bovin, élevage d’oie, grandes cultures, mais aussi vente directe et chambre d’hôte. Ainsi, lorsque la grippe aviaire a ruiné leur activité en volaille cette année, leurs autres activités leur ont néanmoins permis d’être rentables et d’envisager l’avenir sereinement.

Plus d’informations surfeve.co