PARIS : Cyril PERRIN : « La facture électronique est un lev…
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PARIS : Cyril PERRIN : « La facture électronique est un levier de compétitivité, pas une contrainte »
Dans une tribune, Cyril Perrin (Orisha Construction) recadre le débat sur la facture électronique dans le BTP : une opportunité, pas une contrainte.
PARIS – Alors que la généralisation de la facture électronique est souvent perçue comme une nouvelle contrainte réglementaire par les entreprises du BTP, Cyril Perrin, Directeur Général Exécutif et CSO d’Orisha Construction, prend le contre-pied de cette analyse. Dans une tribune publiée ce mercredi 17 juin 2026, il affirme que cette réforme représente avant tout un levier stratégique de compétitivité, une occasion unique pour le secteur de moderniser ses processus et de gagner en performance.
Un secteur en décalage avec son époque
Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics, acteur clé des grandes transitions énergétique et climatique, fonctionne encore paradoxalement avec des outils administratifs d’un autre temps. Gestion manuelle des factures, ressaisies multiples, circuits de validation lents et complexes : ces processus chronophages génèrent des coûts significatifs et des inefficacités.
Cyril Perrin s’appuie sur des chiffres éloquents issus de travaux de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et de la DGFiP pour illustrer son propos. Le coût de traitement d’une facture papier est estimé entre 10 et 15 euros, tandis qu’une facture électronique coûte moins de 3 euros. Pour une PME du secteur gérant environ 3 000 factures annuelles, le passage à la dématérialisation pourrait représenter une économie directe de plus de 25 000 euros par an.
« Dans un contexte où les marges restent sous pression et où les tensions sur les ressources humaines persistent, continuer à accepter ces inefficacités relève presque du luxe », souligne Cyril Perrin.
La trésorerie, enjeu vital pour le BTP
La gestion de la trésorerie est un indicateur de santé primordial dans le BTP, un secteur caractérisé par des cycles de paiement longs, oscillant souvent entre 50 et 55 jours. Ces délais fragilisent l’équilibre financier de nombreuses structures. La facture électronique, en fluidifiant et en automatisant les circuits de validation, permet de diviser par trois le temps de traitement interne et de réduire considérablement les retards.
L’impact est loin d’être anecdotique. Selon l’Observatoire des délais de paiement, les retards de règlement privent aujourd’hui les PME françaises de près de 15 milliards d’euros de trésorerie. L’automatisation offre une visibilité en temps réel sur les engagements financiers et les paiements à recevoir.
« Elle permet de piloter plutôt que de subir », insiste le dirigeant.
Dans un environnement économique incertain, cette capacité d’anticipation devient un avantage concurrentiel déterminant.
Au-delà du document, la révolution de la donnée
Pour Cyril Perrin, la véritable richesse de cette réforme ne se trouve pas dans le document dématérialisé, mais dans la donnée structurée qu’il contient. Pour la première fois, les entreprises auront accès à grande échelle à des informations standardisées et directement exploitables, ouvrant la voie à un pilotage beaucoup plus fin : suivi des coûts, contrôle budgétaire, prévisions de trésorerie ou encore analyse de la rentabilité par chantier.
Les études d’impact estiment qu’entre 20 % et 30 % du temps des équipes administratives, jusqu’alors consacré à des tâches répétitives comme la saisie, pourrait être réalloué à des missions à plus forte valeur ajoutée, telles que l’analyse financière. Cette donnée structurée alimentera demain des outils d’intelligence artificielle capables d’optimiser la gestion des projets.
Une réforme révélatrice de la maturité numérique
En définitive, la facture électronique agit comme un révélateur. D’un côté, les entreprises qui la considèrent comme une simple obligation technique à moindre coût. De l’autre, celles qui y voient une occasion d’accélérer leur transformation, de repenser leurs processus et de construire une organisation plus agile. Selon Cyril Perrin, la différence de performance entre ces deux approches se manifestera rapidement.
« La question n’est donc plus : sommes-nous prêts pour la facture électronique ? », conclut-il.
« La vraie question est : sommes-nous prêts à exploiter tout ce qu’elle va rendre possible ? »
À propos d’Orisha Construction
Orisha Construction est un éditeur de solutions logicielles spécialisées pour les professionnels du BTP, de la construction et des travaux publics. En tant que filiale du groupe Orisha, l’entreprise accompagne la digitalisation des acteurs du secteur, du pilotage de chantier à la gestion financière.
Grâce à une expertise métier approfondie, les solutions d’Orisha Construction sont conçues pour répondre aux défis actuels : maîtrise des coûts, sécurité, conformité réglementaire, transition environnementale et intégration de technologies comme l’intelligence artificielle. L’entreprise se positionne comme un partenaire de la transformation durable pour améliorer la compétitivité de ses clients, qui incluent également les négociants en matériaux.
Pour plus d’informations, le site officiel est accessible via : https://construction.orisha.com
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

