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PARIS : Cyril FLORES : « Les Français demandent des preuves tangibles sur la qualité de l’eau »
Un sondage BORDET révèle que 52% des Français paieraient jusqu’à 50 centimes/litre pour purifier une eau du robinet jugée peu fiable.
À l’approche de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, une étude nationale met en lumière un paradoxe français : alors que le budget des ménages est sous tension, la méfiance envers l’eau du robinet grandit, et avec elle, la volonté de payer pour une qualité irréprochable. Selon un sondage publié par le Groupe BORDET, spécialiste du charbon végétal, près d’un Français sur deux (49 %) ne considère pas l’eau du robinet comme étant de qualité, ouvrant la voie à une redéfinition de sa valeur et de son coût.
« Les Français ne demandent pas une promesse de plus : ils demandent des preuves tangibles. La qualité perçue devient un sujet du quotidien, entre goût, confiance et transparence », analyse Cyril Flores, président du Groupe BORDET. Pour lui, l’enjeu est de « proposer des solutions accessibles qui renforcent la confiance, avec des résultats clairs et vérifiables, sans opposer exigence de qualité et budget des ménages ».
Une confiance qui s’érode
Le constat du sondage est sans appel : seuls 25 % des Français boivent l’eau du robinet « sans arrière-pensée » ou la jugent « parfaite ». Pour les autres, la perception est nettement plus mitigée. Ils sont 17 % à la trouver juste « acceptable », 9 % à constater des variations de goût ou d’odeur, et 16 % la jugent « limite », « pas fiable » ou même « inquiétante » en raison de la crainte de contaminants.
Cette défiance se traduit par des changements concrets dans les habitudes de consommation pour près d’un quart des sondés (24 %). Parmi eux, 11 % ne la boivent désormais que filtrée, 6 % la réservent exclusivement à la cuisson, tandis que 7 % se sont tournés vers l’eau en bouteille. La confiance n’est plus un acquis, elle doit se prouver.
La transparence, clé de la valorisation
L’étude démontre que les consommateurs sont prêts à revoir leur jugement et leur budget, à condition d’obtenir des garanties solides. L’argument qui ferait accepter un surcoût n’est pas le marketing, mais la preuve scientifique. En effet, 43 % des Français accepteraient de payer plus cher pour des bénéfices concrets : 25 % pour une réduction avérée des contaminants (pesticides, PFAS, métaux lourds) et 18 % pour un meilleur goût et une meilleure odeur.
La transparence sur les analyses est un levier majeur. Si des tests indépendants et publics garantissaient une eau de qualité « premium », 67 % des répondants se disent prêts à payer un surcoût mensuel. Parmi eux, 38 % accepteraient jusqu’à 5 € de plus par mois, et 29 % sont même disposés à dépasser ce seuil. Seuls 29 % des Français refusent catégoriquement toute augmentation.
Un arbitrage budgétaire en faveur de la santé
Même en période d’inflation, la qualité de l’eau s’impose comme une priorité. Interrogés sur les postes de dépenses qu’ils sont prêts à augmenter malgré un budget serré, les Français placent la santé en tête (23 %), suivie de l’alimentation de qualité (22 %) et de l’eau de meilleure qualité (18 %). Cet arbitrage révèle que l’eau est de plus en plus perçue non comme une simple commodité, mais comme un pilier essentiel du bien-être et de la prévention sanitaire.
Le juste prix d’une eau purifiée
Le sondage a cherché à définir le prix psychologique d’une eau purifiée. Une majorité (52 %) des Français accepte de dépenser jusqu’à 50 centimes par litre pour un dispositif de filtration efficace. Plus en détail, 20 % se fixent une limite à 5 centimes par litre, et 32 % sont prêts à aller jusqu’à 50 centimes. Au total, plus de 8 Français sur 10 (82 %) consentent à payer pour améliorer la qualité de leur eau, seuls 18 % s’y refusant.
« Si un Français sur deux se dit prêt à payer jusqu’à 50 centimes par litre pour améliorer la qualité de son eau du robinet, notre ambition va au-delà du prix : nous voulons rendre l’accès à une eau pure et filtrée réellement accessible au plus grand nombre », conclut Cyril Flores.
Cette enquête a été réalisée en ligne du 19 au 27 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 2 601 personnes. Fondé en 1860, le Groupe BORDET (https://www.groupebordet.fr/) est un acteur industriel français spécialisé dans la valorisation du carbone végétal, notamment pour des applications de filtration et de dépollution de l’eau.

