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PARIS : Crise du logement – L’Unafo avance 3 mesures pour intégrer le logement accompagné au plan de relance
Face à la « bombe sociale » du logement, l’Unafo interpelle le gouvernement avec trois propositions pragmatiques pour relancer la construction.
Alors que le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, appelle à la mobilisation d’une « équipe de France du logement » pour désamorcer ce qu’il qualifie de « bombe sociale », l’Union professionnelle du logement accompagné (Unafo) demande à en faire partie intégrante. L’organisation estime que les solutions qu’elle représente, essentielles pour les jeunes actifs, les travailleurs précaires ou les familles monoparentales, sont aujourd’hui sous-exploitées dans les politiques publiques.
Dans une note adressée au gouvernement et aux parlementaires, l’Unafo formule trois propositions concrètes à intégrer dans le projet de loi pour la relance du logement. L’objectif est de redonner confiance aux bailleurs et gestionnaires pour accélérer la production de résidences sociales, en cohérence avec l’objectif de 25 000 logements fixé par la stratégie gouvernementale du « Logement d’Abord ». Chaque année, un tiers des nouveaux résidents des structures adhérentes à l’Unafo a moins de 30 ans, illustrant le rôle crucial de ce parc.
Sécuriser le modèle économique des résidences
La première mesure vise à réformer le mode d’indexation des redevances. Actuellement, cette redevance « tout compris » (loyer, charges, prestations) est indexée sur le seul Indice de Référence des Loyers (IRL). Or, ce dernier ne reflète pas l’évolution réelle des coûts supportés par les gestionnaires, notamment l’énergie, l’entretien et les services. Cette situation fragilise l’équilibre financier des structures et freine les projets de développement.
L’Unafo préconise un retour à un indice composite, plus représentatif des charges réelles. Pour ne pas pénaliser les résidents, souvent précaires, cette mesure serait compensée par une revalorisation des aides au logement, préservant ainsi leur pouvoir d’achat tout en sécurisant un parc de près de 200 000 logements.
Lever les freins réglementaires à la construction
Les deux autres propositions visent à simplifier les normes pour réduire les coûts et accélérer les projets. L’Unafo demande d’abord d’inscrire dans la loi la non-obligation d’installer des compteurs électriques individuels dans les résidences sociales. Le principe de la redevance forfaitaire rend ces équipements inutiles, mais un flou juridique permet à certains opérateurs de les exiger, générant des surcoûts de gestion importants.
Enfin, l’union professionnelle propose d’assouplir l’obligation de créer des aires de stationnement pour les voitures. Le taux de motorisation des résidents étant très faible, cette exigence urbanistique augmente significativement le coût de construction et la consommation de foncier. L’Unafo suggère une exonération de principe pour les résidences sociales et une adaptation des exigences en matière de stationnement pour vélos aux besoins réels des occupants.
À propos du logement accompagné
Le logement accompagné regroupe des solutions de logement très social (résidences sociales, pensions de famille, foyers de jeunes travailleurs, etc.) qui associent un logement autonome et abordable à une gestion locative sociale et un accompagnement personnalisé. Ces structures proposent des espaces collectifs et des services dédiés pour favoriser l’insertion et lutter contre l’isolement.
À propos de l’Unafo
L’Unafo est l’Union professionnelle du logement accompagné. Elle fédère près de 200 acteurs qui gèrent un parc de 155 000 logements sur tout le territoire. Sa mission est de représenter ses adhérents, d’animer le réseau, de professionnaliser le secteur et de contribuer à l’élaboration des politiques publiques en faveur du logement pour les personnes en situation de précarité.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
