PARIS : Contre les déserts médicaux, instaurer une mission…
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PARIS : Contre les déserts médicaux, instaurer une mission de solidarité obligatoire pour les médecins
Présentation par le Premier ministre du plan d’action pour renforcer l’accès aux soins des Français.
LES MESURES ENGAGÉES DEPUIS 2017
DÉPLOYER UN PRINCIPE DE SOLIDARITÉ DE L’ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTÉ MÉDICALE POUR DÉVELOPPER L’OFFRE DE SOINS DANS LES TERRITOIRES LES PLUS CRITIQUES
Au regard des enjeux en matière d’accès aux soins dans les territoires les plus en difficulté, et dans l’attente de l’arrivée des futurs médecins formés en plus grand nombre, il apparait aujourd’hui indispensable de réinventer de nouvelles formes de solidarité territoriale et de mobiliser l’ensemble de la communauté médicale.
Instaurer une mission de solidarité obligatoire pour les médecins
Sous forme de consultations avancées, cette mission de solidarité comportera plusieurs volets :
Une solidarité obligatoire pour aider pour les territoires les plus prioritaires identifiés par Les ARS, en lien avec les Préfets et les élus : les médecins des territoires voisins, devront s’organiser et se relayer pour assurer une continuité d’exercice en médecine de premier recours dans ces zones, avec des plannings définis à l’avance sur le modèle de la permanence de soins. Ils devront consacrer jusqu’à 2 jours par mois pour ces zones prioritaires. Ces médecins pourront se faire remplacer dans leur cabinet principal.
Un nouveau statut de « praticien territorial de médecine ambulatoire » : pour les jeunes médecins en début de carrière souhaitant s’installer après leurs études dans ces « zones rouges ». Il s’agira d’un engagement d’exercice de deux ans minimum, dans ces territoires, avec une garantie de revenu et une exonération de jours de solidarité territoriale. Ce statut n’a pas vocation à permettre l’accès au secteur 2.
Une solidarité territoriale portée par les établissements de santé : des consultations hors les murs de médecins spécialistes seront déployées vers les territoires les plus en tension. Les ARS lèveront les freins administratifs à leur mise en œuvre et faciliteront les conditions d’accueil et d’exercice avec les élus et les collectivités territoriales.
Une permanence des soins généralisée (soirs, nuit et week-end) : près de 47 % de médecins de ville s’engagent à assurer des gardes, celles-ci couvrent près de 97 % du territoire. Des consignes d’identification des zones non couvertes seront passées avec une vérification de la complétude des plannings et, le cas échéant, un recours plus automatique à la réquisition des médecins du territoire.
SOURCE : Pacte de lutte contre les déserts médicaux.

